Carburants : 13 % des stations en difficulté
Le suivi de l’État recensait 13 % de stations en difficulté le 14 septembre. Le gouvernement écarte une pénurie nationale, mais chaque carburant n’est pas forcément disponible à la pompe.

Des pêcheurs bloquent depuis mardi matin la sortie du dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer. Environ cinquante camions-citernes sont immobilisés, sans pénurie d’essence établie à ce stade.
Le blocage a commencé à 3 h mardi 15 septembre, selon un représentant des pêcheurs cité par l’Agence France-Presse. Plusieurs dizaines de pêcheurs empêchent la sortie du terminal de Fos-sur-Mer. Ils dénoncent la hausse de leurs coûts de carburant et la dégradation de leurs conditions de travail.
La préfecture des Bouches-du-Rhône indique qu’environ cinquante camions-citernes sont bloqués à la sortie du site. Aucun incident n’était signalé mardi matin, hormis un feu de palettes.
Un dépôt pétrolier (Site qui reçoit, stocke puis expédie des carburants. Bloquer sa sortie peut retarder les livraisons sans arrêter automatiquement les arrivages.) stocke puis expédie des carburants. Le blocage peut donc retarder les livraisons par route depuis le terminal. Sans information sur sa durée, les stocks régionaux ou des stations déjà touchées, aucune pénurie d’essence ne peut être établie.
Cette action s’inscrit dans un mouvement lancé le 14 septembre par les organisations professionnelles de pêche d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d’Azur et de Corse, avec des syndicats de marins. Les pêcheurs demandent notamment à être reçus par Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche.
La pression sur les coûts de carburant est l’un des motifs de la mobilisation. À Port-Vendres, un reportage diffusé le 14 septembre a fait état d’un prix passé d’environ 0,70 € à près de 1,30 € le litre en quelques semaines pour le carburant professionnel des pêcheurs. Ce repère est local : il ne décrit ni un tarif national ni un prix relevé à Fos-sur-Mer.
L’État avait prévu une aide pour les achats de carburant d’avril et mai 2026 : 0,20 € par litre en avril, puis 0,35 € en mai, dans une enveloppe de 13 millions d’euros. Le ministère avait aussi annoncé des aides pour juin à août. Sa dernière information disponible renvoyait encore leurs montants et leurs modalités à une communication ultérieure. Leur ouverture effective n’est donc pas établie au 15 septembre.
Le suivi de l’État recensait 13 % de stations en difficulté le 14 septembre. Le gouvernement écarte une pénurie nationale, mais chaque carburant n’est pas forcément disponible à la pompe.
Les flux d’Ormuz restent sévèrement contraints. Le diesel-gazole, produit déjà raffiné, est plus rare que le brut. En France, la moyenne nationale du litre avait gagné 39 centimes au dernier relevé officiel, entre le 3 juillet et le 4 septembre.
Le prix moyen du SP95-E10 a atteint 2,11 € le litre le 11 septembre, son plus haut dans la série nationale. À ce tarif, un plein de 50 litres représente 105,50 €. Une aide de 100 € est encore demandable jusqu'au 30 septembre par certains travailleurs éligibles.