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BCE et hausse possible des taux — illustration des tours de la Banque centrale européenne à Francfort, drapeau européen au bord du Main.
Bourse

La BCE pourrait relever ses taux après le rebond des prix

La Banque centrale européenne rendra sa décision sur ses taux directeurs le 10 septembre. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, surtout sous l’effet de l’énergie, mais aucune hausse n’est encore décidée.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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L’énergie relance la hausse des prix

La Banque centrale européenne (BCE) réunit son Conseil des gouverneurs les 9 et 10 septembre à Berlin. Sa décision, suivie d’une conférence de presse le 10 septembre, intervient après l’accélération des prix dans la zone euro.

L’inflation annuelle (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) est estimée à 3,3 % en août, après 2,9 % en juillet, selon Eurostat. Le mouvement vient surtout de l’énergie : ses prix ont progressé de 14,3 % sur un an, contre 10,3 % le mois précédent. En France, l’inflation harmonisée est estimée à 2,7 % en août, après 2,4 % en juillet. Le niveau français reste inférieur à celui de la zone euro.

Inflation annuelle dans la zone euro, de mai à août 2026 : repli de 3,2 % à 2,8 %, puis remontée à 3,3 % selon l’estimation rapide.
Après un repli en juin, l’inflation totale est remontée jusqu’à 3,3 % en août.LaBanque.org — données : EurostatSource

Le contraste est important pour la prochaine séance. L’inflation sous-jacente (Mesure des prix qui retire des éléments très volatils, notamment l’énergie, afin d’évaluer des tensions plus durables.), qui écarte l’énergie et les produits alimentaires non transformés, a légèrement ralenti, de 2,2 % à 2,1 %. La BCE devra déterminer si cette poussée peut se diffuser plus largement dans l’économie. Les nouvelles projections l’aideront à apprécier le rôle de l’énergie, de la croissance et des salaires.

Une hausse reste conditionnelle

Le compte rendu de la réunion de juillet indique qu’une nouvelle hausse serait probablement nécessaire, sauf amélioration sensible des perspectives d’inflation. Mais les gouverneurs n’ont pris aucun engagement pour septembre.

Ils examineront aussi la transmission de la politique monétaire, c’est-à-dire l’effet des taux déjà relevés sur l’économie. Le taux de dépôt est à 2,25 %. Le taux des opérations principales de refinancement est à 2,40 % et la facilité de prêt marginal à 2,65 %.

La décision du 10 septembre devra donc départager deux signaux : une inflation totale repartie à la hausse et un indicateur hors énergie qui se calme. Les données complètes d’août seront publiées par Eurostat le 17 septembre.

Pour aller plus loin

Sources

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