Les buralistes demandent le gel de la fiscalité du tabac
Les buralistes se mobilisent du 7 au 11 septembre pour demander un gel de la fiscalité du tabac. Le mouvement vise l’indexation des paramètres de l’accise, pas un prix identique pour chaque paquet.
La mobilisation nationale annoncée du 7 au 11 septembre ne correspond pas à un changement de règle. La Confédération des buralistes réclame un gel pluriannuel de la fiscalité du tabac et la fin de l’indexation sur l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.). Son rassemblement national de clôture est prévu à Vernon, dans l’Eure, le 11 septembre.
La règle actuellement en vigueur est plus précise que la formule d’« indexation automatique du prix des cigarettes ». Depuis le 1er janvier 2026, ce sont le tarif et le minimum de perception de l’accise (Impôt indirect spécifique à certains produits, ici le tabac, inclus dans le prix payé par l’acheteur.) qui sont indexés sur l’inflation. L’accise est un impôt indirect inclus dans le prix payé par l’acheteur.
Pour 1 000 cigarettes vendues en métropole, le taux d’accise est de 55 % en 2026. Par 1 000 unités, le tarif atteint 73,30 € et le minimum de perception, 381,90 €. Ce dernier montant joue comme un plancher de taxe. Modifier ou geler ces paramètres supposerait donc une décision des pouvoirs publics.
Le prix de chaque marque reste proposé par le fournisseur
La fiscalité n’établit pas à elle seule l’étiquette d’un paquet. Le code de la santé publique prévoit que le fabricant ou le fournisseur détermine le prix de détail, avant son homologation par l’administration. Les buralistes demandent donc de modifier la fiscalité qui pèse sur la formation des prix. Ils ne demandent pas un blocage administratif de tous les prix de vente.
Le recul des livraisons au réseau légal fait partie du contexte avancé par la profession. En juillet 2026, 2 234 663 380 cigarettes ont été livrées aux buralistes, soit 3,76 % de moins qu’en juillet 2025. Cette statistique ne mesure toutefois pas la consommation totale, ni à elle seule le marché illicite.
Le CAC 40 a évolué près de l'équilibre lundi matin, soutenu par les semi-conducteurs mais freiné par les tensions sur l'énergie. Le marché attend surtout la décision de la Banque centrale européenne jeudi.
La Banque centrale européenne rendra sa décision sur ses taux directeurs le 10 septembre. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, surtout sous l’effet de l’énergie, mais aucune hausse n’est encore décidée.
L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, bien plus que les 65 000 attendus. Wall Street a reculé, car ce rebond renforce la possibilité de taux plus élevés. L’inflation d’août devient le prochain test.
Après le gel de 2025, la CFDT et d'autres syndicats demandent un rattrapage des pensions Agirc-Arrco. Aucune revalorisation n'est décidée. La négociation doit se conclure avant le 1er novembre 2026.
Le Sénat propose de programmer sur cinq ans les évolutions fiscales et sociales des entreprises. Cette recommandation ne change pas le droit : la surtaxe des grandes entreprises et la CVAE restent en vigueur.
Le gouvernement allemand a adopté un projet de réforme de l'impôt sur le revenu, encore soumis au Parlement. Il prévoit des allègements à partir de 2027 et une tranche marginale de 47 % au-delà de 280 000 € de revenu imposable.