Retraites Agirc-Arrco : les syndicats demandent un rattrapage
Après le gel de 2025, la CFDT et d'autres syndicats demandent un rattrapage des pensions Agirc-Arrco. Aucune revalorisation n'est décidée. La négociation doit se conclure avant le 1er novembre 2026.
Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, réclame une revalorisation assortie d'un rattrapage. Elle veut qu'elle tienne compte de l'absence de hausse entre le 1er novembre 2025 et le 31 octobre 2026. Plusieurs confédérations de salariés défendent également un rattrapage au moins partiel.
Force ouvrière réclamait déjà une revalorisation des pensions en juillet. Cette demande concerne les 14 millions de retraités du privé qui reçoivent chaque mois une pension complémentaire Agirc-Arrco. Leur pension n'avait pas été revalorisée au 1er novembre 2025, faute d'accord entre syndicats et organisations patronales.
Les réunions de négociation sont annoncées les 23 septembre et 14 octobre, cette dernière étant présentée comme conclusive. La décision du conseil d'administration doit fixer la hausse éventuelle applicable au 1er novembre 2026. À ce jour, ni son taux ni l'existence d'un rattrapage ne sont arrêtés.
De 2022 à 2025, les quatre points montrent trois baisses consécutives de la revalorisation, de 5,1 % à 0 %.LaBanque.org — données : Agirc-ArrcoSource
La règle laisse une marge de décision
L'accord en vigueur de 2024 à 2026 fixe la règle de revalorisation au 1er novembre. Elle s'appuie sur l'inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) annuelle hors tabac estimée, diminuée de 0,40 point. La valeur de service du point (Montant en euros attribué à chaque point de retraite acquis ; sa hausse augmente la pension complémentaire.), montant en euros attribué à chaque point acquis, détermine la pension complémentaire.
Le conseil d'administration fixe toutefois la valeur du point chaque année. L'écart avec l'indice retenu est encadré à 0,4 point. Une correction est prévue lorsque la prévision utilisée précédemment diffère de l'indice constaté. Cette règle ne crée donc pas, à elle seule, un droit automatique à compenser le gel de 2025.
Marylise Léon estime que « l'Agirc-Arrco en a les moyens ». Les réserves disponibles atteignaient 91,2 milliards d'euros à la fin de 2025. Le régime les présente comme un amortisseur de long terme face aux déséquilibres économiques et démographiques. Elles ne constituent pas une enveloppe automatiquement distribuable.
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