Le déficit de l’État atteint 145,9 milliards fin juillet
Le déficit budgétaire de l’État atteint 145,9 milliards d’euros au 31 juillet. Il dépasse déjà le montant prévu pour toute l’année dans le budget 2026, sans permettre d’anticiper le solde définitif de décembre.
Le déficit budgétaire de l’État atteignait 145,9 milliards d’euros au 31 juillet 2026, selon le ministère chargé des Comptes publics. Un an plus tôt, à la même date, il était de 142,0 milliards d’euros. L’écart atteint 3,9 milliards d’euros, soit une dégradation de 2,7 %.
Le ministère a publié cette situation mensuelle le 2 septembre 2026. Ce cumul dépasse de 11,3 milliards d’euros le déficit budgétaire de 134,6 milliards prévu pour l’ensemble de 2026 par la loi de finances initiale. La comparaison doit toutefois être maniée avec une grande prudence. Cette situation additionne les encaissements et les décaissements depuis le 1er janvier ; elle ne constitue pas encore la clôture de l’exercice.
Le précédent de 2025 illustre cette différence de calendrier. Après un cumul déficitaire de 142,0 milliards à fin juillet, le solde budgétaire définitif de l’État s’était établi à 124,2 milliards d’euros en fin d’année.
Ce chiffre ne mesure pas le déficit public
Le chiffre publié ne mesure pas le déficit public. Il porte sur les recettes et les dépenses exécutées par l’État, et non sur les comptes de la Sécurité sociale ni des collectivités territoriales.
Le dernier détail complet disponible, arrêté à fin juin, signalait déjà une tendance moins favorable. Les dépenses nettes du budget général augmentaient de 13,472 milliards d’euros sur un an, contre 3,631 milliards pour les recettes nettes. La charge de la dette avait progressé de 5,457 milliards d’euros à cette date.
Ces données éclairent la situation de juin, pas le seul mois de juillet. En l’absence de ventilation détaillée pour juillet, il n’est pas possible d’attribuer précisément le nouveau niveau à un poste précis.
La majoration de 10 % pour les parents d’au moins trois enfants reste en vigueur. Le ministre du Travail veut égaliser les droits familiaux entre femmes et hommes, sans annoncer de nouvelle règle.
Depuis le 1er septembre 2026, certains parents voient leur retraite de base calculée sur 23 ou 24 années de revenus, au lieu de 25. La mesure vise les bénéficiaires de droits liés aux enfants dans certains régimes. Son gain dépend de chaque carrière.
Trois nouvelles règles de retraite s'appliquent aux pensions prenant effet dès le 1er septembre 2026. Elles peuvent améliorer le calcul de certaines retraites de base ou faciliter un départ pour carrière longue. Les pensions déjà liquidées ne sont pas recalculées.