Le CAC 40 hésite entre semi-conducteurs et tensions énergétiques
Le CAC 40 a évolué près de l'équilibre lundi matin, soutenu par les semi-conducteurs mais freiné par les tensions sur l'énergie. Le marché attend surtout la décision de la Banque centrale européenne jeudi.
Les semi-conducteurs soutiennent un marché sans élan
Vers 10 h 30 à Paris, le CAC 40 gagnait 0,07 % à 8 284,91 points. Vers 9 h 17, il perdait encore 0,03 %. Ces instantanés montrent une séance proche de l'équilibre. Vendredi 4 septembre, l'indice avait terminé à 8 278,77 points, en baisse de 0,09 %.
Les valeurs liées aux puces électroniques ont soutenu l'indice. Vers 10 h 20, STMicroelectronics gagnait 2,93 % et Soitec 6,04 %. Ce soutien est resté concentré sur ces actions (Titres représentant une part du capital d'une entreprise et négociés sur les marchés.). Il n'a pas entraîné l'ensemble de la cote.
Le gaz reste un risque pour l'inflation
Les investisseurs surveillent les tensions sur l'énergie. Elles peuvent alourdir les coûts des entreprises et raviver le risque d'inflation (Hausse générale et durable des prix, qui réduit le pouvoir d'achat de la monnaie.). La Commission européenne indique que la production de gaz naturel (Énergie fossile utilisée notamment pour le chauffage, l'industrie et la production d'électricité.) liquéfié au Qatar reste arrêtée. L'incertitude géopolitique entretient aussi une forte volatilité des prix.
Le prix du gaz pour livraison future aux Pays-Bas, une référence européenne, approchait 74 € par mégawattheure le 2 septembre, selon La Financière de l'Échiquier. Ce prix de gros ne correspond pas directement à une facture de gaz des ménages. Pour les marchés, il signale surtout des coûts à venir et une possible évolution des taux d'intérêt (Prix payé pour emprunter ou rendement obtenu en prêtant de l'argent.).
Le contrepoint compte : les stockages de gaz de l'Union européenne atteignaient 753,48 térawattheures, soit 66,59 % de leur capacité, le 6 septembre. Bruxelles ne voit pas de risque immédiat pour la sécurité d'approvisionnement.
Le prochain rendez-vous est la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne, jeudi 10 septembre à 14 h 15. Ses projections macroéconomiques, publiées à 15 h 45, préciseront son évaluation de ce regain de tension sur l'énergie.
Le groupe bancaire français BPCE a acquis environ 7 % de Banco Sabadell. Cette participation a une valeur de marché estimée à environ 1,2 milliard d’euros, sur la base du cours de clôture de la veille. BPCE vise un siège au conseil et explore quatre domaines de coopération, sans annoncer de prise de contrôle.
La néobanque britannique Revolut atteint 103 milliards d'euros de valorisation et 80 millions de clients à l'automne 2026. L'établissement dépasse désormais des piliers comme Barclays et la Société Générale. Pourtant, son modèle repose sur des usages du quotidien et très peu sur le crédit.
Le 5 octobre 2026, l'indice CAC 40 recule de 1,04 % en milieu de matinée. La place parisienne subit le plongeon de 10 % de Schneider Electric après l'annonce d'un rachat record aux États-Unis. En parallèle, la hausse des taux de la dette publique française pèse sur l'ensemble de la cote.
Les trois grands indices américains ont terminé en légère hausse le 1er octobre, après un retournement des rendements obligataires. Le reflux du 10 ans a soulagé les actions, sans effacer les tensions sur l'inflation et les taux.
Le 30 septembre en milieu de séance, le CAC 40 cédait 0,39 % à 8 004,85 points. L'indice parisien pâtit de l'accélération de l'inflation française à 3,0 % et des vives tensions sur les emprunts d'État. Ce repli traduit l'inquiétude des investisseurs face aux coûts d'emprunt et au calendrier budgétaire national.
L'indice CAC 40 recule à 8 055 points ce jeudi 24 septembre 2026 à Paris. La remontée brutale des rendements obligataires mondiaux et un baril de pétrole au-delà de 100 dollars bousculent les marchés actions. Ce double choc ravive la crainte d'un resserrement monétaire durable.