L’inflation à 2,4 % en août, tirée par les carburants
L’inflation française a atteint 2,4 % sur un an en août, après 2,1 % en juillet. Le mouvement vient surtout de l’énergie et des carburants, tandis que la tendance de fond des prix a ralenti.
L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) confirme le rebond d’août. Les prix à la consommation (La consommation rassemble les achats de biens et services des ménages, du logement à l’alimentation, et les choix de budget qui les accompagnent.) ont augmenté de 2,4 % sur un an, contre 2,1 % en juillet.
Sur le seul mois d’août, l’indice a gagné 0,7 %. Les prix de l’habillement et des chaussures ont rebondi de 7,3 % après les soldes d’été.
L’essentiel de l’accélération annuelle se trouve cependant à la pompe. Les prix de l’énergie ont augmenté de 16,7 % sur un an, après 12,6 % en juillet. Les produits pétroliers ont bondi de 28,7 % : le gazole a gagné 36,4 % et l’essence 19,1 %.
L’inflation annuelle est revenue à 2,4 % en août après son repli de juin. Source : Insee.LaBanque.org — données : InseeSource
Après être retombée à 1,8 % en juin, l’inflation annuelle française (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) est revenue à 2,4 % en août. La hausse de l’énergie, très supérieure à celle de l’indice général, explique ce retour.
La hausse ne touche pas tous les prix au même rythme
La tendance de fond est moins vive que le chiffre global ne le suggère. L’inflation sous-jacente (Indicateur qui écarte notamment les prix très instables et les tarifs publics pour suivre la tendance de fond.) écarte notamment les prix les plus instables et les tarifs publics. Elle a reculé à 1,1 % sur un an, après 1,3 % en juillet.
L’alimentation a augmenté de 1,1 % sur un an. Les produits frais ont toutefois pris 5,9 %. Les services ont ralenti à 1,9 %, tandis que les produits manufacturés sont restés 0,4 % moins chers qu’un an plus tôt.
Le décalage est plus marqué pour les ménages aux niveaux de vie les plus faibles. Leur indice hors tabac a progressé de 2,8 % sur un an, contre 2,3 % pour l’ensemble des ménages hors tabac. Le taux moyen ne résume donc pas l’évolution de tous les budgets.
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