Barclays lance un rachat d'actions après un bénéfice en hausse
Barclays a publié jeudi 22 octobre un bénéfice avant impôts en hausse de 12 % au troisième trimestre, à 2,32 milliards de livres. Portée par le courtage en bourse, la banque britannique lance un nouveau rachat d'actions de 500 millions de livres pour ses actionnaires.
Le résultat trimestriel avant impôts progresse par rapport aux 2,08 milliards de livres enregistrés un an plus tôt. Cette performance reste toutefois légèrement sous les attentes des analystes, qui tablaient sur environ 2,4 milliards de livres. L'établissement valide néanmoins ce nouveau rachat d'actions (Opération par laquelle une entreprise rachète ses propres titres en bourse pour les annuler, augmentant mécaniquement le bénéfice par action restant.) de 500 millions de livres, soit environ 595 millions d'euros.
Ces achats de titres sur les marchés doivent s'exécuter d'ici le début de l'année 2027. En annulant les actions rachetées, l'établissement réduit le nombre de titres en circulation et accroît mécaniquement la quote-part de chaque investisseur. Depuis janvier 2026, les distributions annoncées sous forme de dividendes et de rachats atteignent 2,8 milliards de livres.
Cette dynamique s'inscrit dans une trajectoire trimestrielle contrastée. Sur cinq trimestres, le profit avant impôts a connu deux hausses et deux baisses. Il avait culminé à 3,25 milliards de livres au deuxième trimestre 2026.
Après un pic à 3,25 milliards de livres au deuxième trimestre 2026, le profit trimestriel avant impôts s'établit à 2,32 milliards au troisième trimestre.LaBanque.org — données : Barclays Investor RelationsSource
Le courtage en bourse compense le repli des taux
Le produit net bancaire (Équivalent du chiffre d'affaires pour une banque : différence entre les revenus de ses activités (intérêts, commissions, marchés) et leurs coûts directs.) du groupe progresse de 3 % sur un an à 7,4 milliards de livres. Cette croissance repose avant tout sur la banque de financement et d'investissement. Dans cette division, les revenus du négoce d'actions ont bondi de 47 % par rapport au troisième trimestre 2025.
Cette poussée du courtage en bourse (Marché organisé où s'échangent des titres financiers, comme les actions et les obligations, entre entreprises et investisseurs.) compense le recul des activités sur les obligations, les devises et les matières premières. Ces métiers de taux souffrent des hésitations des grandes banques centrales sur le rythme de baisse de leurs taux directeurs.
Un coussin de capital au-dessus des cibles
La cadence des restitutions aux actionnaires s'appuie sur un ratio CET1 (Indicateur réglementaire mesurant la solidité d'une banque en comparant ses fonds propres les plus sûrs au montant de ses crédits et actifs risqués.) de 14,2 % à la fin du mois de septembre. Cet indicateur de solvabilité dépasse la fourchette cible de 13 % à 14 % fixée par la direction. L'établissement fait partie des banques européennes ayant accumulé d'importants excédents de capital depuis la remontée des taux.
Cette réserve conforte le plan stratégique dévoilé en février 2024 par le directeur général C.S. Venkatakrishnan. Le dirigeant s'était engagé à reverser au moins 10 milliards de livres aux actionnaires entre 2024 et 2026. À un trimestre de l'échéance, Barclays confirme être en mesure de tenir l'ensemble de ses objectifs pour l'exercice 2026.
La banque britannique Barclays supprime environ 5 000 emplois dans le monde en 2026, principalement dans l'informatique et les fonctions de support. Elle débloque simultanément 500 millions de livres de rachat d'actions après un bénéfice trimestriel en hausse de 12 %.
L'épargne salariale et retraite d'entreprise atteint 250,8 milliards d'euros à fin juin 2026, en hausse de 13,6 % sur un an. Ce montant record concerne 13,6 millions de comptes de salariés en France. Sur six mois, la progression repose avant tout sur la bonne tenue des marchés boursiers.
En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.
Tombée à 1,1 % en août 2026 en zone euro, l'inflation alimentaire a touché son point bas. La Banque centrale européenne prévoit un rebond des prix en rayon jusqu'à 3,4 % en 2027, tiré par l'énergie et la sécheresse estivale.
Au moins 3 000 commerces ont été vandalisés lors du week-end des 17 et 18 octobre. Dès le mardi 20 octobre, le gouvernement déclenche un plan d'urgence financière. Les salariés bénéficieront d'un chômage partiel pris en charge à 100 %, couplé à des aides de trésorerie.
Une hausse de 10 € du baril relève aujourd'hui les prix de 0,3 à 0,4 % en France, contre environ 0,6 % en 2016. Selon la Banque de France, cette moindre sensibilité s'explique par le recul des achats de carburants et une production moins gourmande en brut.