Barclays supprime 5 000 postes et rachète ses actions
La banque britannique Barclays supprime environ 5 000 emplois dans le monde en 2026, principalement dans l'informatique et les fonctions de support. Elle débloque simultanément 500 millions de livres de rachat d'actions après un bénéfice trimestriel en hausse de 12 %.
Ce plan de départs représente près de 5 % des 100 000 salariés que compte le groupe bancaire à l'échelle mondiale. Selon le calendrier détaillé le 22 octobre 2026 à Londres, environ 1 000 postes ont déjà été supprimés au premier semestre. Les 4 000 réductions restantes interviendront d'ici le 31 décembre 2026.
D'après la directrice financière Anna Cross, 60 % des suppressions touchent les fonctions de support, les services partagés et les développeurs informatiques. La direction relie cet ajustement de l'emploi à l'automatisation et au déploiement de l'intelligence artificielle. Le directeur général C. S. Venkatakrishnan nuance toutefois le rôle de cet outil en le qualifiant de simple « cerise sur le gâteau ». Pour lui, les gains d'efficacité découlent avant tout de la refonte informatique menée depuis plusieurs années.
Des versements en hausse pour les actionnaires
Parallèlement à cette réduction d'effectifs, l'établissement accélère la rémunération de ses actionnaires. Il lance une nouvelle tranche de rachat d'actions (Opération par laquelle une entreprise rachète ses propres titres en Bourse pour les annuler, ce qui augmente la part revenant à chaque action restante.) de 500 millions de livres sterling, soit environ 600 millions d'euros. Sur les neuf premiers mois de 2026, les sommes reversées sous forme de dividendes et de rachats atteignent 2,8 milliards de livres.
Ce montant progresse de 46 % sur un an et prolonge la trajectoire observée depuis cinq ans. Entre 2021 et 2025, ces distributions annuelles sont passées de 2,5 à 3,7 milliards de livres. Cette période compte deux hausses, une baisse en 2022 à 2,2 milliards et une stabilité entre 2023 et 2024. La banque maintient ainsi son objectif de restituer au moins 10 milliards de livres entre 2024 et fin 2026.
Les distributions annuelles aux actionnaires de Barclays (dividendes et rachats d'actions) sont passées de 2,5 Md£ en 2021 à 3,7 Md£ en 2025.LaBanque.org — données : Barclays Investor RelationsSource
Pourquoi l'action recule-t-elle à Londres ?
L'annonce accompagne un bénéfice avant impôts de 2,32 milliards de livres au troisième trimestre 2026, en hausse de 12 % sur un an. Ce résultat reste néanmoins inférieur aux 2,42 milliards attendus par les analystes financiers. Le revenu total progresse de 3 % à 7,37 milliards de livres, lui aussi sous les 7,62 milliards anticipés.
Les activités sur les actions bondissent de 47 %, à 1 milliard de livres. En revanche, le courtage sur les obligations, les taux et les devises recule de 19 %. À l'ouverture de la Bourse de Londres, le titre Barclays a cédé entre 1,2 % et 2,5 %. Comme les autres banques britanniques, le groupe évolue dans un marché attentiste avant la présentation du budget d'automne du gouvernement travailliste le 28 octobre 2026.
Barclays a publié jeudi 22 octobre un bénéfice avant impôts en hausse de 12 % au troisième trimestre, à 2,32 milliards de livres. Portée par le courtage en bourse, la banque britannique lance un nouveau rachat d'actions de 500 millions de livres pour ses actionnaires.
L'épargne salariale et retraite d'entreprise atteint 250,8 milliards d'euros à fin juin 2026, en hausse de 13,6 % sur un an. Ce montant record concerne 13,6 millions de comptes de salariés en France. Sur six mois, la progression repose avant tout sur la bonne tenue des marchés boursiers.
En 2025, 2,15 millions de particuliers en France ont utilisé une société d'investissement agréée dans un autre pays européen (+43,3 %). L'Hexagone passe ainsi devant l'Espagne et l'Allemagne, tandis que les réclamations d'épargnants français progressent de 17,2 %.
Selon le baromètre annuel Panorabanques publié le 22 octobre 2026, 43 % des Français ont connu un découvert bancaire sur l'année écoulée. Ces tensions budgétaires précèdent un changement réglementaire important. Dès le 20 novembre 2026, les règles d'octroi vont en effet se durcir pour les facilités de moins de 200 €.
Les travailleurs qui utilisent leur voiture personnelle pour leurs trajets professionnels peuvent demander l'indemnité carburant de 100 € dès le mardi 27 octobre sur impots.gouv.fr. Avec un plafond de ressources relevé à 22 770 € par part, de nouveaux actifs deviennent éligibles jusqu'au 31 décembre.
Le taux d'emprunt de l'État français à dix ans a franchi 5 % en séance le 21 octobre 2026. Ce sommet inédit depuis juillet 2002 alourdit le coût de la dette publique. Il réduit aussi la marge des banques sur les futurs crédits immobiliers.