Les buralistes demandent le gel de la fiscalité du tabac
Les buralistes organisent des rassemblements dans six villes pour demander le gel de la fiscalité du tabac. Ils contestent l’indexation de certains paramètres de l’accise sur l’inflation, prévue au 1er janvier 2027 en l’absence de changement de règle.
La Confédération des buralistes organise, du 7 au 11 septembre, des rassemblements dans six villes. Elle représente 22 500 buralistes. La profession demande le gel de la fiscalité du tabac, la fin de son indexation sur l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) et un renforcement de la lutte contre les marchés parallèles.
Le rassemblement de clôture est prévu le 11 septembre à Vernon, dans l’Eure. Aucune décision publique ne modifie la fiscalité à ce stade : les demandes de la profession restent des revendications.
L’indexation concerne l’accise, pas l’étiquette
L’accise (Impôt indirect appliqué à certains produits, ici le tabac, et inclus dans le prix payé.) est un impôt indirect inclus dans le prix du tabac. Pour les cigarettes, elle combine une part de 55 % du prix de vente et une part fixe. Un minimum de perception fixe aussi un plancher de taxe.
En 2026, la part fixe est de 73,30 € pour 1 000 cigarettes et le minimum de perception de 381,90 €. Ces deux paramètres sont indexés sur l’inflation et doivent être révisés au 1er janvier 2027, sauf changement des règles. Le montant de cette révision n’est pas encore connu.
Cela ne signifie pas que tous les paquets augmenteraient du même montant. Le fabricant ou le fournisseur propose le prix de détail, ensuite homologué. La fiscalité renchérit donc le cadre de prix, sans fixer seule l’étiquette de chaque marque.
Après une stabilité en 2021 et 2022, le prix annuel moyen a progressé en 2023, nettement en 2024, puis plus modérément en 2025.LaBanque.org — données : OFDT, données DGDDISource
Le prix annuel moyen du paquet de la marque la plus vendue est passé de 9,95 € en 2020 à 13 € en 2025. Après une stabilité en 2021 et 2022, la hausse a surtout été marquée en 2024.
En juillet 2026, 2 234 663 380 cigarettes ont été livrées aux buralistes de France métropolitaine, soit 3,76 % de moins qu’un an plus tôt. Cette donnée porte sur les livraisons au réseau légal, pas sur la consommation totale.
La Confédération des buralistes appelle à des rassemblements dans six villes, du 7 au 11 septembre. Elle demande le gel de la fiscalité du tabac et la fin de l’indexation annuelle de l’accise. Aucune nouvelle hausse n’est décidée à ce stade.
Les buralistes se mobilisent du 7 au 11 septembre pour demander un gel de la fiscalité du tabac. Le mouvement vise l’indexation des paramètres de l’accise, pas un prix identique pour chaque paquet.
Le CAC 40 a évolué près de l'équilibre lundi matin, soutenu par les semi-conducteurs mais freiné par les tensions sur l'énergie. Le marché attend surtout la décision de la Banque centrale européenne jeudi.
Crédit Mutuel Arkéa a dégagé 230 millions d’euros de bénéfice au premier semestre 2026, en hausse de 17,1 % sur un an. La progression des revenus a dépassé celle des frais. La hausse des provisions pour pertes sur crédits a toutefois freiné une partie de cette amélioration.
La Banque centrale européenne rendra sa décision sur ses taux directeurs le 10 septembre. L’inflation de la zone euro a atteint 3,3 % en août, surtout sous l’effet de l’énergie, mais aucune hausse n’est encore décidée.
L’économie américaine a créé 162 000 emplois en août, bien plus que les 65 000 attendus. Wall Street a reculé, car ce rebond renforce la possibilité de taux plus élevés. L’inflation d’août devient le prochain test.