Choose Outre-mer : 6 milliards d’euros de projets annoncés
Réuni le 1er octobre 2026 à Paris, le premier sommet Choose Outre-mer a recensé près de 6 milliards d'euros de projets d'investissement publics et privés. Cette somme regroupe une centaine de dossiers d'infrastructures et s'accompagne d'un fonds dédié aux entreprises locales.
Au siège de la Banque de France, plus de 150 dirigeants et investisseurs ont échangé le 1er octobre 2026 sur les priorités des territoires ultramarins. L'exécutif y a promu une nouvelle doctrine : dépasser les subventions d'urgence pour enclencher des co-investissements pérennes. La centaine de dossiers recensés mobilise ainsi des projets d’investissement (Engagement de capitaux dans des projets matériels ou financiers afin d'en tirer un bénéfice économique durable.) industriel et des chantiers d'équipements publics.
Ce montant global ne correspond toutefois pas à une enveloppe budgétaire décaissée par l'État. Il additionne des engagements publics et privés à des stades de maturité très inégaux. Plusieurs chantiers restent d'ailleurs suspendus à la finalisation de leurs financements ou à l'obtention de leurs autorisations administratives.
Des infrastructures ciblées sur l'eau et les déchets
Loin des seules vitrines technologiques, les projets les plus avancés touchent directement les services du quotidien et la transition écologique (Transformation des modes de production et de consommation pour réduire l'empreinte environnementale et préserver les ressources.). En Guyane, le groupe Idex prévoit 250 millions d’euros pour construire une unité de valorisation des déchets à Macouria. En Martinique, l'entreprise mobilise 225 millions d’euros afin de moderniser l'incinérateur de Fort-de-France et créer un centre de traitement au Robert.
En Nouvelle-Calédonie, Suez Eau France engage 55 millions d’euros pour une usine d’eau potable. Le port autonome projette quant à lui un pôle de maintenance navale de 70 millions d’euros. Ces investissements répondent à des fragilités structurelles propres aux économies insulaires. Ce volet calédonien fera d'ailleurs l'objet d'un sommet dédié, le Choose NC Summit, prévu du 16 au 18 mars 2027 à Nouméa.
Un fonds en capital pour soutenir les entreprises
L'événement a également servi de tremplin au lancement d'Outre-Mer One. Ce fonds à impact (Structure d'investissement qui vise à concilier rentabilité financière et effets positifs mesurables sur la société ou l'environnement.), géré par INCO Ventures, s'appuie sur le co-investissement public-privé pour renforcer le capital des entreprises (Organisations économiques produisant des biens ou des services marchands, actrices de l'emploi et du développement local.) ultramarines. L'Agence française de développement (AFD) précise que la structure vise une première clôture de 34 millions d'euros. Sa taille cible est fixée à 50 millions d'euros.
Le dispositif concentre ses interventions sur trois axes : la gestion des ressources naturelles, la décarbonation et l'inclusion sociale. La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a rappelé la philosophie de l'outil : « Ce n’est pas une subvention : nous investirons dans des projets économiquement solides, capables de réussir tout en produisant un impact concret localement. »
Au lendemain du projet de budget 2027, l'agence Moody's juge son adoption très incertaine face aux divisions politiques. Alors que la dette atteint 119 % du PIB, la tension sur les taux menace de renchérir les emprunts de l'État.
Réunis en urgence le 2 octobre 2026, les pays du G7 vont libérer 100 millions de barils de brut et de diesel. Cette opération sur quatre mois vise à freiner les prix à la pompe. En France, le litre de gazole a culminé fin septembre au niveau record de 2,39 €.
Menacée d'un blocage du diesel américain, l'Europe s'est accordée avec le G7 pour libérer 100 millions de barils de réserves stratégiques. Ce compromis écarte la menace d'un embargo et fait refluer le baril sous les 100 dollars.