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Pistolet de pompe à essence raccroché au premier plan dans une station-service américaine, avec des pompes et voitures floues en arrière-plan.
Consommation

Aux États-Unis, les prix à la production stagnent en juillet

Les prix reçus par les producteurs américains sont restés stables en juillet. Le recul de l’énergie a compensé des hausses dans les services et la construction, sans signaler une baisse générale des coûts.

Par Éloïse Lefort2 min de lecture
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L’énergie a fait reculer les prix des biens

L’Indice des prix à la production (PPI) (Indicateur qui suit les prix de vente reçus par les producteurs américains ; il ne correspond pas directement aux prix payés en magasin.) américain est resté inchangé en juillet par rapport à juin, après un recul de 0,1 % en juin et une hausse de 0,5 % en mai. Sur un an, il progresse encore de 4,7 %, mais moins vite que les 5,5 % enregistrés en juin.

Ce résultat vient surtout des biens, dont les prix ont baissé de 0,7 % sur le mois. L’énergie a reculé de 3,1 % et l’essence de 5,7 % ; à elle seule, cette dernière explique plus de la moitié de la baisse des prix des biens. L’alimentation a également diminué de 0,9 %. Hors alimentation et énergie, les prix des biens ont néanmoins gagné 0,1 %, ce qui confirme que le repli reste concentré.

Courbe montrant la variation mensuelle des prix à la production américains, de 0,6 % en janvier à 0 % en juillet 2026, après un pic de 1,1 % en avril.
Après l’accélération du printemps, la variation mensuelle s’est tassée, est devenue négative en juin puis nulle en juillet. Les données de mars à juin ont été révisées.LaBanque.org — données : U.S. Bureau of Labor StatisticsSource

La hausse ne s’est pas arrêtée partout

L’indice mesure les prix de vente reçus par les producteurs américains, et non ceux payés directement par les ménages. Il peut donc renseigner sur des coûts en amont sans se transmettre automatiquement aux étiquettes en magasin.

En juillet, les prix des services ont augmenté de 0,2 % et ceux de la construction de 2,2 %. Surtout, la mesure qui exclut l’alimentation, l’énergie et le commerce a progressé de 0,4 % sur un mois, et de 4,7 % sur un an. La stabilité de l’indice global tient ainsi à la baisse de l’énergie, plutôt qu’à un recul généralisé des prix reçus par les entreprises.

Les données de mars à juin ont été révisées par le Bureau of Labor Statistics après des déclarations tardives et des corrections. La prochaine publication de l’indice, pour août, est prévue le 10 septembre.

Sources

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