Assurance-vie : le record de juillet ne dit pas tout
Les épargnants ont versé 18,8 milliards d'euros sur leurs contrats d'assurance-vie en juillet 2026, un record pour ce mois selon France Assureurs. Après les retraits et autres prestations, la collecte nette atteint 4,7 milliards d'euros, soit 0,4 milliard de moins qu'un an plus tôt. Les unités de compte ont représenté 42 % des versements.
Les épargnants ont versé 18,8 milliards d'euros sur leurs contrats d'assurance-vie (Placement d'épargne permettant d'investir sur différents supports et de transmettre un capital selon les clauses du contrat.) en juillet 2026, selon France Assureurs. Dans les statistiques de la fédération, ces cotisations (Versements bruts effectués sur des contrats pendant une période, avant déduction des sorties d'argent.) désignent les versements bruts, avant les prestations. Le montant progresse de 1 % sur un an et constitue un record pour un mois de juillet.
Ce record ne vaut pas pour tous les mois de l'année. Les cotisations avaient atteint 19,5 milliards d'euros en février, puis 19,3 milliards en juin. Le chiffre de juillet n'est donc pas le plus haut niveau mensuel de 2026.
La comparaison avec juillet 2025 appelle aussi à la prudence. Les publications historiques de France Assureurs ne donnent pas toutes le même montant pour ce mois-là, sans expliquer de révision ni de changement de périmètre. L'écart exact avec l'ancien record ne peut donc pas être établi à partir de ces documents.
Que reste-t-il après les retraits ?
Pour mesurer le flux net, il faut regarder la collecte nette (Différence entre les versements reçus et les sommes sorties des contrats pendant une période.) : c'est la différence entre les versements et les prestations, c'est-à-dire les sommes sorties des contrats. En juillet, les prestations ont atteint 14,1 milliards d'euros. La collecte nette s'établit ainsi à 4,7 milliards d'euros, toujours positive mais inférieure de 0,4 milliard à celle de juillet 2025.
Un record de versements ne traduit donc pas automatiquement un record de collecte nette. En juin, celle-ci s'élevait à 6,7 milliards d'euros, soit 2 milliards de plus qu'en juillet. Les versements bruts y étaient aussi plus élevés, à 19,3 milliards d'euros. France Assureurs rappelle que l'arrondi des données peut parfois créer un écart entre une collecte nette publiée et la soustraction des montants arrondis.
La collecte nette est un flux de marché sur un mois. Elle ne permet pas de déduire le rendement d'un contrat particulier.
Les unités de compte prennent davantage de place
La composition des versements apporte une autre nuance. En juillet, les cotisations versées sur les unités de compte (Supports dont la valeur varie avec les marchés ou les actifs détenus ; le capital investi n'est pas garanti.) ont progressé de 5 % sur un an et ont représenté 42 % du total. À l'inverse, les versements sur les fonds en euros (Support d'assurance-vie géré par l'assureur, généralement assorti d'une garantie du capital selon les conditions du contrat.) ont reculé de 2 %.
Les unités de compte sont des supports dont la valeur peut varier : elles comportent un risque de perte en capital. Les fonds en euros sont, eux, assortis d'une garantie en capital, sous réserve des conditions du contrat. Ces deux familles de supports ne répondent donc pas au même niveau de risque.
Depuis janvier, les unités de compte concentrent 31,3 milliards des 41,3 milliards d'euros de collecte nette cumulée. Les 42 % portent sur les seuls versements de juillet ; ils ne décrivent pas la part de ces supports dans l'encours total. Cette répartition décrit un flux de marché, pas la performance future d'un contrat.
Une dynamique forte depuis le début de l'année
Sur les sept premiers mois de 2026, les cotisations cumulées atteignent 127,8 milliards d'euros, soit 10,4 milliards de plus qu'un an auparavant. La collecte nette cumulée s'élève à 41,3 milliards, en hausse de 8,7 milliards sur la même période. Ces deux totaux n'ont pas la même nature : le premier additionne les versements bruts, le second retranche les sorties.
L'encours total de l'assurance-vie atteint 2 174 milliards d'euros à fin juillet. Il comprend l'épargne déjà investie, pas seulement les versements récents. Son montant progresse de 128 milliards sur un an. Les données depuis janvier montrent donc une dynamique plus soutenue que celle du seul mois de juillet. Le bilan sur sept mois et celui de juillet ne se lisent pas sur la même échelle. Ce contraste évite de confondre un pic mensuel avec une tendance.
Les versements sur les contrats d’assurance-vie ont atteint 18,8 milliards d’euros en juillet, un record pour ce mois. La collecte nette retombe à 4,7 milliards d’euros, mais le cumul annuel reste très supérieur à celui de 2025.
Le PER et l’assurance-vie ne procurent pas le même avantage fiscal. En 2026, les sorties de PER supportent 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 17,2 % sur les gains de l’assurance-vie. Le choix se joue aussi entre déduction immédiate, argent disponible et transmission.
Les versements sur les contrats d’assurance-vie ont atteint 18,8 milliards d’euros en juillet, un record pour un mois de juillet. Une fois les retraits et capitaux versés déduits, l’afflux net d’épargne ressort à 4,7 milliards d’euros, moins qu’un an plus tôt.
Revolut affiche 5,25 % brut par an sur un premier Compte d’épargne ouvert par certains nouveaux clients en France. Le taux est limité à 25 000 € et à 120 jours. Son rendement réel dépend aussi d’une éventuelle condition de paiement et de la fiscalité.
Le Livret A a attiré 80 millions d’euros nets en juillet, après six mois de retraits nets. Ce léger rebond a précédé le nouveau taux de 1,7 %, entré en vigueur le 1er août. Il ne comble pas la décollecte accumulée depuis janvier.