AXA voit son bénéfice progresser et maintient son objectif 2026
AXA a vu son bénéfice et son activité progresser au premier semestre 2026. L'assureur maintient sa prévision annuelle, mais la hausse par action doit aussi aux rachats de titres.
Au premier semestre, AXA a dégagé un résultat opérationnel de 4,537 milliards d'euros, en hausse de 4 % à change constant sur un an. Ses primes brutes émises et autres revenus ont atteint 66,288 milliards d'euros, soit une progression de 5 % à périmètre, méthode et change comparables.
Dans la vie et la santé, les revenus ont crû de 8 %, contre 3 % dans l'assurance dommages. Cette activité porte l'essentiel de la hausse des revenus du groupe. Le résultat net atteint 4,171 milliards d'euros, en hausse de 9 % à change constant.
La comparaison du résultat opérationnel comporte toutefois un effet de périmètre. AXA Investment Managers, cédé le 1er juillet 2025, avait apporté 0,2 milliard d'euros au premier semestre précédent. Sans cette contribution, AXA chiffre la progression de son résultat opérationnel à 9 %.
Le résultat par action profite aussi des rachats de titres
Le résultat opérationnel par action, soit la part du résultat des activités courantes rapportée à chaque action, atteint 2,19 euros. Il progresse de 8 % à change constant. Ce rythme dépasse celui du résultat opérationnel du groupe : les rachats d'actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.) y ajoutent 6 points, tandis que les variations de change en retirent 3.
AXA maintient sa prévision pour 2026. Le groupe vise toujours une croissance du résultat opérationnel par action dans le haut de la fourchette de 6 % à 8 % de son plan. Cette perspective reste conditionnée à l'absence de détérioration significative des conditions de marché, d'exploitation et de tarification. Le groupe ne relève donc pas son objectif à ce stade.
Dans son communiqué, le directeur général Thomas Buberl évoque une « performance exceptionnelle » et souligne le renforcement des provisions.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.
La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur, et Wall Street a fini en baisse le 16 septembre. Les investisseurs ont surtout retenu des taux attendus plus élevés en 2026, un signal défavorable aux actions.
Le CAC 40 gagnait 0,08 % mercredi à 10 h 13, après son repli de la veille. La décision de la Réserve fédérale américaine, attendue à 20 h, sera le rendez-vous décisif pour les marchés.
Le ministère de l'Économie anticipe une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027, après 119,3 % en 2026. Malgré un tour de vis budgétaire annoncé, la hausse des taux de marché alimente une progression mécanique de l'endettement.
La dette publique de l'Espagne est retombée à 99,9 % du PIB en juillet 2026. Ce seuil symbolique n'avait plus été franchi depuis février 2020. Portée par une croissance solide, Madrid emprunte désormais à dix ans à de meilleures conditions que la France.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.