BNP Paribas : le bénéfice net grimpe de 13,5 % au 3e trimestre
BNP Paribas enregistre un bénéfice net de 3,46 milliards d'euros au troisième trimestre 2026. En hausse de 13,5 % sur un an, ce résultat dépasse les attentes des analystes. Portée par ses activités de marché, la banque lance dès le 2 novembre un rachat d'actions de 1,3 milliard d'euros.
Entre juillet et septembre 2026, le résultat net part du groupe atteint 3 456 millions d'euros, contre 3 044 millions un an plus tôt. Cette performance dépasse nettement les 3,23 milliards d'euros qu'anticipaient en moyenne les analystes de la place financière.
Sur les neuf premiers mois de l'exercice, les profits cumulés s'élèvent à 11 018 millions d'euros, en hausse de 19,1 % par rapport à 2025. Le produit net bancaire (Équivalent du chiffre d'affaires d'une banque, regroupant la marge sur les intérêts de crédits et les commissions perçues.) trimestriel suit cette tendance et progresse de 9,5 % sur un an pour s'établir à 13 757 millions d'euros.
Évolution du bénéfice net trimestriel de BNP Paribas entre le troisième trimestre 2025 et le troisième trimestre 2026, en millions d'euros.LaBanque.org — données : BNP Paribas (Relations Investisseurs)Source
La banque d'investissement compense le réseau de détail
L'accélération trimestrielle provient avant tout de la division de financement et d'investissement. Son produit net bancaire bondit de 16,6 % sur un an, à 5 201 millions d'euros. Cette dynamique est portée par la vitalité des métiers de bourse (Marché financier réglementé où s'échangent les titres de sociétés cotées, comme les actions et les obligations.) et des services sur les marchés d'actions.
Cette activité compense le rythme plus mesuré des réseaux commerciaux de détail en Europe, en hausse de 3,6 %. La qualité du crédit demeure solide face au contexte économique. Le coût du risque (Sommes mises en réserve par une banque pour couvrir les pertes probables sur les crédits qui risquent de ne pas être remboursés.) se limite à 964 millions d'euros, soit 39 points de base des encours de crédit. Il reste ainsi sous le plafond annuel de 40 points de base fixé par les banques du groupe.
Un rachat d'actions de 1,3 milliard d'euros
Forte de cette rentabilité, la direction active un rachat d'actions (Acquisition par une entreprise de ses propres titres en Bourse pour les annuler, ce qui augmente la part de bénéfice de chaque action restante.) de 1,3 milliard d'euros avec l'aval de la Banque centrale européenne. Les rachats débuteront le 2 novembre 2026 sur les marchés pour annuler les titres acquis. Ce mécanisme soutient le bénéfice par action, déjà en hausse de 20,1 % sur neuf mois à 9,36 euros.
Le directeur général Jean-Laurent Bonnafé a fixé le cap stratégique pour les prochains mois. « Nous entrons dans une nouvelle phase de développement dont les ambitions seront reflétées dans notre plan 2030 que nous présenterons le 2 février prochain », a précisé le dirigeant.
Deutsche Bank a dégagé un bénéfice net part du groupe de 1,59 milliard d'euros au troisième trimestre 2026, battant le consensus des analystes. La banque d'entreprises et la banque privée compensent le repli des marchés. Le groupe relève sa cible annuelle de revenus au-delà de 33 milliards d'euros.
La banque britannique Barclays supprime environ 5 000 emplois dans le monde en 2026, principalement dans l'informatique et les fonctions de support. Elle débloque simultanément 500 millions de livres de rachat d'actions après un bénéfice trimestriel en hausse de 12 %.
Barclays a publié jeudi 22 octobre un bénéfice avant impôts en hausse de 12 % au troisième trimestre, à 2,32 milliards de livres. Portée par le courtage en bourse, la banque britannique lance un nouveau rachat d'actions de 500 millions de livres pour ses actionnaires.
Le taux d'emprunt de la France à dix ans a franchi le seuil des 5 % le 22 octobre 2026, au plus haut depuis juillet 2002. Malgré cette tension, les règles européennes empêchent la Banque centrale européenne de secourir un État soumis à une procédure pour déficit excessif.
Tombée à 1,1 % en août 2026 en zone euro, l'inflation alimentaire a touché son point bas. La Banque centrale européenne prévoit un rebond des prix en rayon jusqu'à 3,4 % en 2027, tiré par l'énergie et la sécheresse estivale.
Au moins 3 000 commerces ont été vandalisés lors du week-end des 17 et 18 octobre. Dès le mardi 20 octobre, le gouvernement déclenche un plan d'urgence financière. Les salariés bénéficieront d'un chômage partiel pris en charge à 100 %, couplé à des aides de trésorerie.