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Factures d'électricité et promesse d'EDF — tableau de disjoncteurs dans une entrée d'appartement et radiateur mural allumé sous une lumière froide de novembre.
Consommation

EDF promet l'électricité stable, l'État doit trancher

Le 7 novembre 2026, Bernard Fontana a promis des prix stables pour la quasi-totalité des offres d'EDF aux particuliers, jusqu'au 1er février au moins. Il ajoute qu'il pourrait aller jusqu'à la fin de l'hiver. Aucun arrêté n'est signé : la hausse du 1er août reste sur la facture.

Par Éloïse Lefort5 min de lecture

Montage LaBanque.org — Électricité de France / Domaine public (PD-textlogo), via Wikimedia Commons

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Ce que Fontana a dit, et à qui

Sur France Inter, le 7 novembre 2026, Bernard Fontana était l'invité d'« On n'arrête pas l'éco ». « Les prix sont et seront stables pour la quasi-totalité de nos offres à destination des particuliers, jusqu'au 1er février au moins », a déclaré le PDG d'EDF.

Il a ajouté : « Je pourrais même dire jusqu'à la fin de l'hiver. » La formule désigne les offres d'EDF. Un contrat signé chez un autre fournisseur suit ses propres conditions. L'AFP a parlé des « tarifs de l'électricité pour les particuliers », une formulation plus large.

En février, a-t-il précisé, il existe une clause de revoyure du tarif réglementé de vente, le prix fixé par l'État. « On s'attend à ce que le gouvernement, conformément aux annonces, assure une stabilité », a-t-il dit selon l'AFP. Ce rendez-vous est le prochain mouvement indiqué par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) : le 1er février 2027.

Stabilité des prix promise par EDF — portrait officiel en buste de Bernard Fontana en costume sombre et cravate sous un éclairage sobre.
Bernard Fontana, président-directeur général d'EDF, invité de France Inter le 7 novembre 2026.Laurence Godart (EDF) / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia CommonsLicenceSource

La hausse d'août n'est pas rendue

Le gouvernement a tranché pour l'été. Le 1er août 2026, il a accepté une hausse moyenne de 2,5 % toutes taxes comprises (TTC). La proposition venait de la CRE.

Pour 4 500 kWh par an, la facture de référence passe de 1 046 € à 1 072 €. L'écart est d'environ 26 € sur l'année. Ce foyer type de la CRE ne décrit pas chaque logement. Pour le pouvoir d'achat, le surcoût d'août reste dû.

La hausse vient du TURPE, le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité, et du mécanisme de capacité. Ce dispositif paie des centrales pour qu'elles restent disponibles. L'accise, la taxe au mégawattheure, est passée de 30,85 €/MWh à 30,62 €/MWh pour les puissances jusqu'à 36 kVA. Cette baisse de taxe ne couvre pas le reste.

Hausse des prix liée au réseau public — lignes de distribution aériennes et transformateur sur poteau en béton par temps gris de novembre.
Le TURPE, qui paie les réseaux, a contribué à la hausse du tarif réglementé au 1er août 2026.

Pour le 1er février 2026, la CRE avait proposé, le 20 janvier, une baisse moyenne de 0,83 % TTC. Elle visait les puissances inférieures à 36 kVA. L'année a commencé par cette quasi-stabilité proposée, avant la hausse d'août.

La CRE propose, les ministres décident

Le tarif réglementé est fixé par les ministres chargés de l'énergie et de l'économie. La CRE leur en propose l'évolution, selon l'article L. 337-4 du code de l'énergie. Le PDG d'EDF ne signe pas ce prix.

Le tarif additionne trois blocs : les réseaux, l'électricité achetée et les taxes. La part calée sur les marchés est lissée sur deux ans. Une variation des prix de gros n'entre pas en entier dans la facture suivante.

EDF est détenue à 100 % par l'État depuis le 31 juillet 2023. Le 7 octobre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré, depuis Matignon, que le prix de l'électricité ne devait pas augmenter cet hiver. « J'y reviendrai prochainement », a-t-il dit.

Il a demandé à EDF de mobiliser au maximum ses capacités de production, dans le respect des exigences de sûreté. Cette demande ne tient pas lieu d'arrêté. La CRE situe le prochain mouvement au 1er février 2027.

Elle y a reporté le reliquat de l'ancien mécanisme de capacité et les rattrapages du réalisé 2026. Le communiqué ne chiffre pas ces montants. La stabilité, à cette date, dépend d'un choix du gouvernement.

Le rendez-vous vise le tarif réglementé

Le rendez-vous du 1er février 2027 s'applique sans dossier et sans changement de contrat. Au 31 mars 2026, 19,37 millions de clients résidentiels avaient un contrat au tarif réglementé en France métropolitaine continentale. Chez EDF, ce contrat s'appelle le Tarif Bleu.

Pour les entreprises, Fontana estime qu'elles sont protégées. EDF leur a proposé, depuis plus d'un an, des contrats de plusieurs années. Ni le prix, ni la durée exacte, ni la part couverte ne sont publics.

Les factures pèsent très lourd

Quatre jours avant l'entretien, le médiateur national de l'énergie a publié son baromètre, le 3 novembre 2026. L'enquête en ligne a interrogé 2 000 foyers de métropole, du 2 au 15 septembre 2026. Elle porte sur l'électricité et le gaz, toutes offres confondues.

34 % des foyers avaient eu du mal à payer certaines de ces factures, contre 18 % en 2020. 72 % avaient limité le chauffage pour contenir la facture, contre 53 % en 2020.

86 % estiment que ces factures pèsent lourdement sur leur budget. Cette part est au plus haut depuis 2007, au même niveau qu'en 2025. Le baromètre décrit la pression de l'hiver. Il ne mesure pas l'annonce du 7 novembre.

Pour aller plus loin

Sources

Dans le dossier « Pouvoir d'achat »

Tout voir →
Électricité et déclarations du PDG d'EDF — compteur et disjoncteurs dans une entrée d'immeuble, logo officiel d'EDF intégré en bas à gauche.

Le PDG d'EDF attend des tarifs stables jusqu'au 1er février

Le 7 novembre 2026, Bernard Fontana, PDG d'EDF, a dit sur France Inter que les tarifs d'électricité des particuliers « sont et seront stables jusqu'au 1er février au moins ». Il vise le tarif réglementé et ajoute « jusqu'à la fin de l'hiver ». Ce n'est pas une décision : le gouvernement tranchera le 1er février 2027.

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