À retenir
- Les banques adhérentes à la FBF ont recruté 34 400 personnes en 2025.
- Ce total est inférieur de 10,9 % au niveau de 2024, selon le calcul des données FBF.
- Après le record de 48 900 recrutements en 2022, la baisse dure depuis trois ans.
- Les alternants sont 18 100, en recul de 8,6 % sur un an.
Les embauches bancaires ont reculé à 34 400
Les banques adhérentes à la Fédération bancaire française (FBF) ont réalisé 34 400 recrutements en 2025. La FBF est l’organisation professionnelle des banques installées en France. Ce niveau est le plus faible depuis 2013, selon les données publiées le 28 juillet.
Il ne s’agit pas d’un plancher absolu. En 2013, 31 000 recrutements avaient été comptabilisés. Le recul est net face aux 38 600 embauches annoncées pour 2024 : 4 200 recrutements de moins, soit 10,9 %.
Une dépêche de l’Agence France-Presse évoque 10,2 %. Les sources disponibles n’expliquent pas cet écart. Le chiffre de 34 400 couvre les embauches en contrat à durée indéterminée et en contrat à durée déterminée. Les alternants sont comptés séparément.
Après le pic de 2022, la baisse s’installe
La tendance ne se limite pas à une seule année. Les recrutements sont passés de 35 300 en 2020 à 40 300 en 2021. Ils ont atteint 48 900 en 2022, puis sont retombés à 44 500 en 2023, 38 600 en 2024 et 34 400 en 2025.

Depuis le sommet de 2022, le secteur compte 14 500 recrutements de moins. Cela représente environ 30 % de baisse. Cette comparaison éclaire l’ampleur du mouvement. Elle ne décrit toutefois pas tous les emplois bancaires, car effectifs et recrutements ne désignent pas la même chose.
Comment ça marche
Pour lire les chiffres sans les confondre :
- Les recrutements sont les embauches réalisées pendant une année.
- Les effectifs sont les personnes présentes à une date donnée.
- Les alternants figurent dans les effectifs, mais sont séparés des 34 400 recrutements publiés par la FBF.
Moins d’ouvertures, mais des besoins ciblés
Le secteur bancaire employait 368 800 salariés fin 2025, alternants compris. La baisse des embauches ne signifie donc pas que les banques cessent de recruter. Elle rend néanmoins le marché moins ouvert qu’au pic de 2022, notamment pour les personnes en recherche d’une première expérience.
Les banques comptaient 18 100 alternants fin 2025, contre 19 800 un an plus tôt. L’alternance combine emploi rémunéré et cours. La baisse atteint 1 700 personnes, soit 8,6 %. Elle réduit une voie d’entrée dans le secteur, sans entrer dans le total des recrutements.
Les besoins varient aussi selon les métiers. Les fonctions technologiques représentent 15,9 % des recrutements en 2025, trois points de plus qu’en 2024. La relation client reste la première famille de métiers : elle pèse 53,3 % des recrutements en contrat à durée indéterminée.
La conformité et les risques représentent 8,8 % des recrutements. Ces équipes vérifient le respect des règles. Le back office, qui traite les opérations sans relation commerciale directe, représente 2,6 %. Ces pourcentages ne doivent pas être appliqués aux 34 400 embauches tous contrats confondus.
Le total donne une tendance, pas le détail des possibilités. Les offres peuvent varier fortement selon le métier, le type de contrat et la banque. La relation client reste majoritaire parmi les recrutements en contrat à durée indéterminée. Les compétences technologiques prennent toutefois plus de place qu’en 2024.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer le repli
Le recul de l’alternance intervient dans un contexte de soutien public moins favorable aux grandes entreprises. Pour les contrats conclus en 2025, l’aide exceptionnelle maximale est de 2 000 € pour un employeur d’au moins 250 salariés. Elle est conditionnée à des objectifs d’alternance. Dans une entreprise de moins de 250 salariés, elle peut atteindre 5 000 €.
Attention
L’aide de 2 000 € n’est pas automatique pour les employeurs d’au moins 250 salariés. Son montant ne suffit donc pas à expliquer, à lui seul, chaque décision de recrutement.
Ce changement peut contribuer au recul observé dans les grandes banques, sans prouver une cause unique. À l’échelle nationale, le nombre de personnes en apprentissage a baissé de 3,1 % sur un an fin 2025. Dans les banques, le turnover est passé de 8,4 % en 2024 à 7,7 % en 2025.
Le turnover mesure le renouvellement des salariés par les arrivées et les départs. Moins de départs à remplacer peut réduire les besoins d’embauche. La réorganisation des groupes compte aussi, sans pouvoir être chiffrée pour tout le secteur.
Société Générale a présenté en janvier un projet pouvant réduire de 1 800 le nombre net de postes en France. Il serait mis en œuvre progressivement en 2026 et 2027, par les départs naturels et la mobilité interne, sans plan de départs. Le projet ne concerne pas son réseau d’agences. Il ne permet pas d’extrapoler un nombre de suppressions à toutes les banques.
Sources
- Solidité des marqueurs de l’emploi dans la banque en 2025 — Fédération bancaire française, consulté le 29/07/2026.
- Les embauches du secteur bancaire au plus bas depuis 2013 — AFP, via Boursorama, consulté le 29/07/2026.
- Les marqueurs de l’emploi dans la banque renforcés en 2024 — Fédération bancaire française, consulté le 29/07/2026.
- Une augmentation des effectifs dans la banque en 2023 et plus de 44 000 recrutements — Fédération bancaire française, consulté le 29/07/2026.
- Près de 50 000 recrutements en 2022 dans la banque : une année record — Fédération bancaire française, consulté le 29/07/2026.
- Les recrutements repartent dans le secteur bancaire — Cadremploi, consulté le 29/07/2026.
- Décret n° 2025-174 du 22 février 2025 relatif à l'aide aux employeurs d'apprentis — Légifrance, consulté le 29/07/2026.
- La situation du marché du travail au 4e trimestre 2025 — Dares, consulté le 29/07/2026.
- Société Générale accélère la simplification de son organisation — Société Générale, consulté le 29/07/2026.



