Les prix moyens du gazole et du SP95-E10 ont fortement progressé en une semaine. Au 4 septembre, un plein de 50 litres de gazole coûtait en moyenne 2,43 € de plus qu'au relevé précédent.
Au relevé du 4 septembre, le litre de gazole s'établit en moyenne à 2,2571 € en France métropolitaine hors Corse. C'est 4,86 centimes de plus en une semaine, soit une hausse de 2,2 %. Le SP95-E10 (Essence sans plomb contenant jusqu'à 10 % de bioéthanol, compatible avec la plupart des voitures essence récentes.) atteint 2,0869 € le litre, après une progression de 6,15 centimes (+3,0 %).
Le niveau du 4 septembre est supérieur au repère de 2,1888 € le litre relevé en mars pour le gazole. Pour un plein de 50 litres, la hausse depuis le 28 août représente 2,43 € de plus, soit 112,86 € en moyenne. Pour la même quantité de SP95-E10, elle représente 3,08 € de plus.
Après des oscillations fin juillet et en août, le gazole atteint son plus haut de la période au 4 septembre.LaBanque.org — données : DGECSource
Sur les sept relevés allant du 24 juillet au 4 septembre, le prix moyen du gazole est passé de 2,1685 € à 2,2571 € le litre. La série compte quatre hausses et deux baisses. Après des mouvements irréguliers en août, le prix atteint son point haut de la période au dernier relevé.
Le pétrole brut explique une partie de la hausse
La moyenne hebdomadaire du Brent daté est passée de 88,34 à 93,12 dollars le baril entre le 28 août et le 4 septembre. Ce renchérissement contribue à la poussée observée. Le prix payé à la pompe dépend aussi des produits raffinés, du transport, de la distribution et des taxes.
Pour le SP95-E10, la cotation internationale et le transport-distribution totalisent 106,9 centimes par litre hors taxes au 4 septembre. Le prix toutes taxes comprises est celui payé à la pompe. Ces prix des carburants sont des moyennes nationales hebdomadaires. Le ministère les publie le lundi pour les prix relevés le vendredi ; ils peuvent différer des tarifs affichés dans chaque station.
Le Premier ministre réunit les distributeurs de carburants lundi 12 octobre à Matignon pour caler une baisse de 12 à 18 centimes par litre de gazole. Issu du déblocage de réserves stratégiques, ce rabais de trois mois doit apparaître à la pompe dès les premiers jours de novembre.
Pour freiner la flambée du carburant, l'État mettra sur le marché dix millions de barils de gazole issus de ses réserves. Ce déstockage de trois mois vise une baisse de 12 à 18 centimes par litre à la pompe dès le 1er novembre 2026. L'économie atteindra 6 à 9 euros sur un plein de 50 litres.
Le prix moyen du gazole dans l'Union européenne recule à 2,15 euros le litre, marquant sa première baisse après un mois de hausses ininterrompues. En France, le tarif reste supérieur à 2,35 euros, dans l'attente du déstockage des réserves stratégiques de carburant.
Le Conseil d'analyse économique préconise un redressement budgétaire d'au moins 125 milliards d'euros d'ici 2032 pour stabiliser la dette publique. Cet assainissement vise à freiner l'explosion des intérêts d'emprunt et nécessiterait des arbitrages majeurs dès 2027.
La commission des finances a maintenu le 8 octobre 2026 la réforme de l'apport-cession, rejetant sa suppression grâce à la gauche. Les députés ont toutefois voté un compromis qui préserve l'exonération lors d'un décès et protège les stocks de plus-values déjà constitués.
Le Premier ministre promet un hiver sans surcoût sur l'électricité et avance le versement du chèque énergie en janvier. Pour les 20 millions de ménages abonnés au Tarif Bleu ou à une offre indexée, les prix étaient garantis par la loi jusqu'au 1er février 2027. Le véritable arbitrage budgétaire se jouera au Parlement.