Logement neuf : les ventes reculent de 23,6 % chez les promoteurs
Les ventes de logements neufs suivies par la Fédération des promoteurs immobiliers ont reculé de 23,6 % au deuxième trimestre. Les ventes en bloc expliquent l'essentiel de ce repli. Les statistiques publiques, établies sur un autre périmètre, dessinent une évolution différente.
La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) a recensé 19 356 logements neufs vendus au deuxième trimestre 2026, contre 25 333 un an plus tôt. Le recul atteint 23,6 %. Ce total inclut les ventes au détail, les ventes en bloc (Vente par un promoteur de tout ou partie d'un programme à un seul acheteur, souvent un bailleur, plutôt que logement par logement.) et les résidences services vendues au détail.
Les ventes en bloc portent l'essentiel de la baisse. Elles sont tombées à 5 162 logements, contre 8 726 un an plus tôt : un recul de 40,8 %. Dans ce mode de vente, un promoteur cède tout ou partie d'un programme à un seul acheteur, au lieu de vendre logement par logement.
Les ventes au détail de logements ordinaires ont elles aussi diminué, de 11,3 %, pour atteindre 12 694 unités. Les achats destinés à l'occupation du logement ont baissé de 17,9 %, à 9 267 logements. À l'inverse, les ventes aux investisseurs particuliers ont progressé de 13,4 %, à 3 427 logements, sans compenser le repli des achats de propriétaires occupants.
Les chiffres publics ne décrivent pas la même série
Ce recul de 23,6 % concerne la série de la FPI, qui suit la promotion privée selon sa propre méthode. Il ne peut donc pas être étendu tel quel à l'ensemble du marché français du logement neuf.
Le Service des données et études statistiques (SDES) publie séparément les réservations des particuliers et les ventes en bloc. Au deuxième trimestre, il a recensé 16 112 réservations de particuliers, en baisse de 2,2 % sur un an. Il compte aussi 13 103 logements réservés en bloc, soit 3,2 % de moins qu'au trimestre précédent. Ces données portent sur un autre champ et ne se comparent pas directement à celles de la FPI.
Sur les ventes en bloc, le repli relevé par la FPI est bien plus marqué que celui du SDES.
L'encadrement des loyers allège la facture des locataires de 520 euros par an en moyenne. Ce constat ressort d'une étude de l'association Que Choisir Ensemble publiée le 8 octobre 2026. Le gain grimpe à 1 700 euros à Paris, mais un tiers des annonces dépasse encore les plafonds légaux.
Une estimation de l’Institut français pour la performance du bâtiment chiffre entre 46 et 53 milliards d’euros l’adaptation des logements français aux fortes chaleurs d’ici 2050. Ce montant couvre des travaux ciblés, hors climatisation, et ne constitue pas une dépense publique déjà votée.
L’Insee constate que 63 % des héritiers et bénéficiaires d’une donation possédaient déjà un bien avant la transmission. Parmi les logements hérités en 2018, 29,4 % ont été vendus au 1er janvier 2022. 15,6 % étaient loués et 7,8 % vacants.