Taxe financière : 2,5 milliards malgré une assiette étroite
Un rapport de la Cour des comptes, publié le 9 septembre, juge la taxe sur les transactions financières peu efficace pour réguler les marchés. Elle a néanmoins rapporté 2,5 milliards d’euros en 2025. L’écart s’explique par une assiette qui ne couvre qu’une part limitée des échanges.
La Cour des comptes a publié, le 9 septembre, un rapport très critique sur la taxe sur les transactions financières (Impôt appliqué en France à certains achats d’actions de sociétés françaises cotées.) (TTF). « Son efficacité au regard de l’objectif de régulation des marchés est limitée », conclut-elle. Aucun effet stabilisateur robuste sur la volatilité des cours n’a été mis en évidence, selon la Cour.
Ce constat ne porte pas sur le rendement budgétaire. La taxe a rapporté 2,5 milliards d’euros aux finances publiques en 2025. Son taux est fixé à 0,4 % pour les acquisitions réalisées depuis le 1er avril 2025.
Exemple
Pour un achat taxable de 10 000 € d’actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.), la TTF représente 40 €, hors frais de courtage. Calcul : 10 000 € × 0,004.
Une assiette étroite, un recouvrement à évaluer
La TTF ne s’applique pas à l’ensemble des échanges sur les marchés financiers (Lieux où s’échangent notamment actions, obligations et autres instruments financiers.). Elle vise les acquisitions payantes accompagnées d’un transfert de propriété. Les titres doivent être admis sur un marché réglementé et émis par une société ayant son siège en France, dont la capitalisation boursière dépasse 1 milliard d’euros.
Selon l’estimation de la Cour des comptes rapportée par Le Monde, 95 % des transactions financières effectuées en France échappent à la TTF. Ce chiffre mesure l’étroitesse du périmètre observé par la Cour. Il ne correspond pas à un taux légal d’exonération.
Les produits dérivés (Contrats dont la valeur dépend d’un autre actif, comme une action ou un taux, sans nécessiter son achat.) et les crypto-actifs ne sont pas dans son champ. Les opérations intrajournalières n’y entrent pas non plus lorsqu’elles n’entraînent pas de transfert de propriété. Pour un particulier, le coût dépend donc du titre acheté et des modalités exactes de l’opération, pas du seul fait d’investir en Bourse (Marché où s’achètent et se vendent des titres financiers, notamment des actions.).
La taxe est légalement due par le prestataire de services d’investissement qui exécute l’ordre d’achat. Dans la plupart des cas, les données et les paiements passent par Euroclear France, le dépositaire central de titres (Infrastructure qui enregistre et règle les échanges de titres entre intermédiaires financiers.) français. Ils lui sont transmis avant le 5 du mois suivant, puis Euroclear France reverse la taxe à la Direction générale des finances publiques avant le 25.
La loi du 25 juin 2026 prévoit une évaluation de ce dispositif avant le 31 décembre 2026. Le Gouvernement devra notamment examiner les activités de collecte et de contrôle d’Euroclear France, ainsi qu’une éventuelle révision du protocole conclu avec l’administration fiscale. Cette échéance concerne le recouvrement de la taxe ; elle ne modifie ni son taux ni son assiette.
Le groupe bancaire français BPCE a acquis environ 7 % de Banco Sabadell. Cette participation a une valeur de marché estimée à environ 1,2 milliard d’euros, sur la base du cours de clôture de la veille. BPCE vise un siège au conseil et explore quatre domaines de coopération, sans annoncer de prise de contrôle.
La néobanque britannique Revolut atteint 103 milliards d'euros de valorisation et 80 millions de clients à l'automne 2026. L'établissement dépasse désormais des piliers comme Barclays et la Société Générale. Pourtant, son modèle repose sur des usages du quotidien et très peu sur le crédit.
Le 5 octobre 2026, l'indice CAC 40 recule de 1,04 % en milieu de matinée. La place parisienne subit le plongeon de 10 % de Schneider Electric après l'annonce d'un rachat record aux États-Unis. En parallèle, la hausse des taux de la dette publique française pèse sur l'ensemble de la cote.
Édouard Philippe propose de créer une allocation familiale unique de 350 euros par mois versée dès le premier enfant. Cette mesure de campagne pour 2027 s'accompagnerait d'une réduction d'impôt sur le revenu pour soulager le pouvoir d'achat des classes moyennes.
Le gouvernement libère 10 millions de barils de gazole pour faire baisser les prix de 12 à 18 centimes pendant trois mois. Cette manœuvre sur les stocks stratégiques évite toute dépense publique, alors que l'exécutif doit ramener le déficit public à 5,0 % du PIB en 2027.
Le Rassemblement national a présenté le 6 octobre 2026 son contre-budget 2027, sans effet juridique immédiat. Il vise 140 milliards d’euros nets d’économies en 2032. Le programme annonce aussi 30 milliards d’euros nets de baisses d’impôts et 15 milliards de dépenses provisionnées pour de nouveaux droits.