Carburants : Bercy refuse une baisse temporaire des taxes
Bercy a confirmé le 9 septembre qu'il n'annonçait ni baisse temporaire de taxes, ni plafonnement national, ni nouvelle aide générale sur les carburants. Les dispositifs ciblés existants restent en place, dont une aide de 100 € à demander avant le 30 septembre pour certains travailleurs modestes.
Après sa réunion du 9 septembre avec les distributeurs, Bercy n'a annoncé aucune nouvelle aide générale pour tous les automobilistes. Le ministère reste opposé à une baisse temporaire de la fiscalité sur les carburants. Il invoque la situation des finances publiques.
Bercy refuse aussi un plafonnement national, soit la fixation d'un prix maximal de vente. « Plafonner, c'est organiser la pénurie », a déclaré le ministère. Il assure qu'il n'y a pas de risque d'approvisionnement des stations au niveau national.
À 11 heures ce même jour, le SP95-E10 coûtait en moyenne 2,124 € le litre et le gazole 2,292 €, selon un calcul de l'AFP à partir des données gouvernementales. Ces moyennes excluent la Corse et les départements et régions d'outre-mer. Elles ne correspondent donc pas forcément au prix de chaque station.
Une aide de 100 € reste accessible sous conditions
Le gouvernement dit privilégier les aides ciblées aux ménages et entreprises les plus exposés. Il chiffre cet ensemble à 1,4 milliard d'euros. Ce montant ne constitue pas une enveloppe nouvelle annoncée le 9 septembre.
L'aide « grands rouleurs » prévoit un versement unique de 100 € pour certains actifs modestes utilisant leur véhicule personnel à des fins professionnelles. Elle ne varie pas selon le nombre de litres achetés.
Le revenu fiscal de référence par part (Indicateur de l'avis d'impôt, rapporté au nombre de parts du foyer, utilisé pour déterminer l'accès à certaines aides.) en 2024 doit être inférieur ou égal à 16 880 €. Il faut aussi parcourir plus de 15 km par trajet domicile-travail ou plus de 8 000 km par an dans ce cadre. D'autres conditions concernent notamment la résidence, l'activité et le véhicule. La demande en ligne sur impots.gouv.fr est ouverte jusqu'au 30 septembre 2026.
Un décret publié le 24 octobre 2026 débloque les réserves stratégiques de carburant pour alléger les tarifs à la pompe dès le 1er novembre. Le gouvernement vise un recul de 12 à 18 centimes par litre sur le gazole et le fioul domestique. Les distributeurs ont l'obligation légale de répercuter cette remise.
Le gouvernement met en place un prêt de trésorerie sans intérêts jusqu'à 5 000 € pour les petites stations-service rurales et ultramarines. Ce soutien leur permettra d'appliquer dès le 1er novembre la baisse de 12 à 18 centimes par litre sans vendre à perte.
Les travailleurs qui utilisent leur voiture personnelle pour leurs trajets professionnels peuvent demander l'indemnité carburant de 100 € dès le mardi 27 octobre sur impots.gouv.fr. Avec un plafond de ressources relevé à 22 770 € par part, de nouveaux actifs deviennent éligibles jusqu'au 31 décembre.
L'Assemblée nationale a supprimé le 22 octobre 2026 la taxe sur les produits industriels sucrés prévue au budget 2027 de la Sécurité sociale. Ce vote écarte pour le moment toute hausse de fiscalité sur ces produits en rayon.
Votée pour 2026, la refonte du cumul emploi-retraite s'appliquera dès le 1er janvier 2027. Elle concerne toute première pension liquidée à partir de cette date. Avant 67 ans, poursuivre une activité rémunérée réduira désormais les versements.
Simple vote de première lecture, un amendement adopté le 22 octobre 2026 par les députés crée un congé anticipé dès 62 ans. Ce dispositif ciblerait les salariés ayant cotisé 42 ans. Son maintien dans le budget final de la Sécurité sociale reste toutefois très improbable.