L’inflation américaine ralentit à 3,4 % en juillet
L’inflation américaine a ralenti à 3,4 % sur un an en juillet, après 3,5 % en juin. Les prix ont toutefois encore progressé de 0,1 % sur le mois. Le recul de l’énergie a aidé, tandis que le logement est resté le principal moteur de la hausse mensuelle.
L’indice des prix à la consommation américain, le CPI-U, mesure l’évolution des prix payés par les consommateurs urbains. Il a progressé de 3,4 % sur un an en juillet, après 3,5 % en juin. Ce taux compare les prix de juillet 2026 à ceux de juillet 2025.
Sur le seul mois de juillet, l’indice a gagné 0,1 % après correction des variations saisonnières, après un recul de 0,4 % en juin. Le ralentissement annuel ne signifie donc pas une baisse générale des prix. Les évolutions annuelles et mensuelles ne se lisent pas à la même échelle.
L’énergie a contribué à l’accalmie mensuelle : son indice a reculé de 1,5 %, dont 2,9 % pour l’essence. Sur un an, l’énergie reste néanmoins en hausse de 14,7 % et l’essence de 24,6 %.
Après trois hausses et deux baisses sur six intervalles, l’inflation annuelle retombe à 3,4 % en juillet, au-dessus des 2,4 % de janvier.LaBanque.org — données : U.S. Bureau of Labor StatisticsSource
Après être restée à 2,4 % en janvier et février, l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) annuelle a atteint 4,2 % en mai. Elle a ensuite reflué deux mois de suite, à 3,5 % en juin puis 3,4 % en juillet.
Le logement pèse toujours dans la hausse mensuelle
Le ralentissement ne vient pas seulement de l’énergie. L’inflation hors alimentation et énergie, qui écarte deux catégories aux prix très mouvants, est revenue de 2,6 % à 2,5 % sur un an. Elle a toutefois progressé de 0,2 % sur le mois, après être restée stable en juin.
Le logement a augmenté de 0,1 % en juillet et a représenté environ les deux tiers de la hausse mensuelle de l’indice global. L’indice alimentaire a aussi gagné 0,1 % : les courses à domicile ont reculé de 0,1 %, tandis que les repas pris hors domicile ont augmenté de 0,3 %.
Les réserves de gaz de l'Union européenne atteignent 59,4 % de leur capacité utile. Ce retard n'annonce pas une coupure. Il peut toutefois maintenir une pression sur le prix du gaz acheté pour préparer l'hiver.
Le gouvernement étudierait, pour le budget 2027, une revalorisation moindre de certaines pensions de retraite, jusqu'à un possible gel des plus élevées. Aucun seuil ni arbitrage n'a été publié. La mesure ne concernerait pas automatiquement les retraites complémentaires.
La Banque de France anticipe une hausse de 0,2 % du produit intérieur brut français au troisième trimestre. Le rythme serait le même qu'au printemps. Il ne signale pas une accélération générale de l'activité.