Société Générale prévoit 1,5 Md€ de rachats d’actions
Société Générale relève pour 2026 son objectif de rentabilité à environ 11 %. Elle prévoit parallèlement 1,5 milliard d’euros de rachats d’actions, à distinguer de l’acompte sur dividende.
Sur les six premiers mois de 2026, Société Générale a dégagé 3,487 milliards d’euros de bénéfice net part du groupe. Ce résultat progresse de 13,9 % sur un an. Les revenus ont progressé de 2,4 %, à 14,202 milliards d’euros, tandis que les coûts ont reculé de 5,0 %. Le résultat du seul deuxième trimestre a atteint 1,790 milliard d’euros, également à un niveau record.
La banque relève donc sa cible de rentabilité à environ 11 % en 2026, contre plus de 10 % auparavant. Elle vise aussi environ 4 % de baisse des coûts par rapport à 2025, contre environ 3 % jusqu’ici. L’annonce a été bien accueillie en Bourse à Paris : le titre a gagné 5,71 % le 30 juillet, à 81,10 € à la clôture. Cette hausse a suivi la publication des résultats et le relèvement des objectifs.
Le rachat ne constitue pas un dividende
Le rachat d’actions (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.) exceptionnel de 1,5 milliard d’euros peut débuter le 3 août 2026 au plus tôt. Il a reçu les autorisations nécessaires, dont celle de la Banque centrale européenne.
Société Générale achètera ses propres actions afin de les annuler : le nombre de titres en circulation baissera. Ce mécanisme ne correspond pas à un versement immédiat en espèces aux actionnaires. L’effet sur le bénéfice par action dépendra aussi du prix payé et des résultats futurs.
Un acompte sur dividende de 0,751 € par action est aussi prévu. Son détachement interviendra le 5 octobre, pour un paiement le 7 octobre. La banque n’a pas indiqué la date d’achèvement du rachat ni le nombre final d’actions concernées. Après cette opération, son ratio de capital est attendu à 13,2 %, soit environ 290 points de base au-dessus de l’exigence réglementaire.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.
La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur, et Wall Street a fini en baisse le 16 septembre. Les investisseurs ont surtout retenu des taux attendus plus élevés en 2026, un signal défavorable aux actions.
Le CAC 40 gagnait 0,08 % mercredi à 10 h 13, après son repli de la veille. La décision de la Réserve fédérale américaine, attendue à 20 h, sera le rendez-vous décisif pour les marchés.
Le ministère de l'Économie anticipe une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027, après 119,3 % en 2026. Malgré un tour de vis budgétaire annoncé, la hausse des taux de marché alimente une progression mécanique de l'endettement.
La dette publique de l'Espagne est retombée à 99,9 % du PIB en juillet 2026. Ce seuil symbolique n'avait plus été franchi depuis février 2020. Portée par une croissance solide, Madrid emprunte désormais à dix ans à de meilleures conditions que la France.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.