Aller au contenu principal
Dette publique et urgence à la réduire — bâtiment de Bercy au bord de la Seine, vu depuis le quai sous une lumière de journée.
Consommation

L’urgence de réduire la dette atteint un plus haut depuis 2023

85 % des personnes interrogées jugent urgent de réduire la dette publique. C’est le plus haut niveau de la série Elabe depuis mai 2023. Le sondage montre aussi que les efforts ne sont pas souhaités de la même façon pour tous.

Par Éloïse Lefort2 min de lecture
Partager

Un plus haut à lire dans les limites du sondage

Parmi les personnes interrogées, 47 % jugent très urgente la réduction de la dette publique (Ensemble des emprunts des administrations publiques. La dette négociable de l'État en constitue une partie.). Elles sont 38 % à la juger assez urgente. Au total, 85 % la considèrent donc urgente, contre 15 % qui ne la jugent pas telle. Elabe présente ce résultat comme le plus haut de sa série publiée depuis mai 2023.

L’enquête a été menée en ligne les 1er et 2 septembre auprès de 1 005 résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. Pour un résultat de 85 % sur un échantillon de 1 000 personnes, Elabe indique une marge d’erreur (Fourchette liée au fait qu’un échantillon ne reflète pas exactement toute la population ; un faible écart peut ne pas être significatif.) de plus ou moins 2,2 points. Cette fourchette est liée à la taille de l’échantillon.

Le passage de 84 % fin juillet à 85 % début septembre ne prouve pas à lui seul une hausse nette. L’institut ne publie pas de test de significativité entre ces deux vagues.

Dette publique : de mai 2023 à septembre 2026, la part jugeant urgente sa réduction monte de 76 % à 85 %, avec un palier en 2024.
Les six points de la série Elabe vont de 76 % le 31 mai 2023 à 85 % le 2 septembre 2026, avec un palier à 80 % en 2024.LaBanque.org — données : Elabe pour Les EchosSource

Les six mesures publiées font passer la part des répondants jugeant cette réduction urgente de 76 % en mai 2023 à 85 % début septembre 2026. La série compte quatre hausses et une stabilité. Elle mesure une opinion sur l’urgence de réduire la dette, non le risque de défaut de la France.

Les efforts ciblés recueillent davantage d’adhésion

Cette forte attente ne se traduit pas par un accord pour une contribution généralisée. Une contribution de l’ensemble des retraités est rejetée par 82 % des répondants. Celle de tous les Français ou actifs l’est par 73 %, et celle de toutes les entreprises par 60 %.

À l’inverse, 84 % se disent favorables à une contribution des entreprises les plus profitables et 80 % à celle des Français les plus aisés. Pour réduire la dette, 67 % citent d’abord la diminution du « train de vie de l’État ». La réduction globale des dépenses publiques recueille 44 % des réponses, devant la hausse des impôts des entreprises les plus profitables, à 37 %.

Jusqu’à trois réponses pouvaient être données : ces pourcentages ne s’additionnent donc pas. Le sondage dessine une préférence pour des efforts ciblés, mais ne chiffre ni leurs recettes ni une mesure déjà décidée.

Sources

Dans le dossier « Dette publique »

Tout voir →
Dette et marge de sécurité — épais dossiers budgétaires fermés devant une façade parlementaire française, drapeaux français et européen visibles.

Dette : les 160 milliards évoqués par Juvin incluent une marge

Les 160 milliards d’euros évoqués par Philippe Juvin correspondent à un scénario plus protecteur que le seul arrêt de la hausse de la dette. Le rapport officiel chiffre l’effort central à 125 milliards dans sa synthèse, et à 126 milliards dans son tableau. Le supplément sert de marge face à une future crise.

Taux d’État et crédits immobiliers — papiers obligataires vierges et presse de scellement devant une cour d’immeuble française au matin.

Les taux d’État remontent : quel effet sur les crédits ?

Les rendements des obligations d’État françaises et japonaises ont progressé. Cela ne modifie pas la mensualité d’un crédit immobilier à taux fixe déjà signé. La hausse peut toutefois peser, avec le temps, sur les nouvelles offres de prêt et sur le coût de la dette publique.

BCE et dette française — obligations anonymisées sur un parapet mouillé, devant une architecture bancaire contemporaine à Francfort.

Pourquoi la BCE ne peut pas annuler la dette française

Joachim Nagel rejette l'idée d'effacer la part de dette française détenue par les banques centrales. La proposition se heurte à l'interdiction européenne du financement direct des États. Le montant avancé reste un ordre de grandeur, pas un encours officiel.

Dans la rubrique Consommation

Tout voir →
Plan d’aide aux agriculteurs — tracteur ravitaillé depuis une citerne de gazole non routier dans une exploitation française aux prairies desséchées.

Le plan pour les agriculteurs dépasse un milliard d’euros

Le gouvernement a annoncé un plan de plus d’un milliard d’euros après la sécheresse et les incendies de l’été. Il associe indemnisations, dégrèvements fiscaux et aides à la reprise. Les conditions et les calendriers diffèrent selon les exploitations.

Diesel record aux États-Unis — pistolet vert branché sur le réservoir d’un semi-remorque, avec deux camions en file à une station-service américaine.

Aux États-Unis, le diesel atteint 5,85 dollars le gallon

Le prix moyen national du diesel a atteint 5,85 dollars le gallon aux États-Unis, un record dans la série quotidienne de l'AAA. Cette hausse touche d'abord le fret et les livraisons, avec un possible effet différé sur le coût des produits transportés.