Retraites : Retailleau propose 63 ans et le taux plein à 65
Bruno Retailleau propose, s’il est élu, un départ possible dès 63 ans et le taux plein automatique à 65 ans. Cette annonce de campagne modifierait les règles actuelles, mais ses modalités et son calendrier restent à définir.
Le point le plus sensible de l’annonce concerne le montant versé avant l’accès au taux plein. La déclaration faite le 22 septembre 2026 sur LCI reste une proposition de campagne : elle ne modifie pas les droits applicables aujourd’hui.
Une pension minorée avant le taux plein
Dans le schéma présenté, l’âge minimal de départ (Âge à partir duquel une personne peut demander sa retraite, même si sa pension n’est pas encore calculée au taux plein.) permettrait de demander sa retraite (Revenu versé après la vie professionnelle, principalement financé par les cotisations ou l’épargne constituée pendant la carrière.) sans bénéficier automatiquement d’une pension complète. Un départ avant le taux plein resterait possible, avec une décote (Réduction appliquée à la pension lorsque l’assuré part avant le taux plein sans la durée d’assurance nécessaire.) (une réduction de la pension) annoncée de 7 % par année. Bruno Retailleau a résumé ce mécanisme par « une décote de 7 % par an ».
Le taux plein automatique (Âge auquel la décote disparaît même si l’assuré n’a pas validé tous les trimestres requis.), qui supprime la décote même lorsque tous les trimestres requis ne sont pas réunis, passerait de 67 à 65 ans. Le droit actuel fixe l’âge d’ouverture des droits à 64 ans pour les personnes nées à partir de 1969. Avant 67 ans, le montant dépend notamment de la durée d’assurance ; pour les générations nées à partir de 1966, la référence indiquée par Service-Public.fr est de 172 trimestres, soit 43 ans.
Une proposition encore sans calendrier
Le candidat veut aussi relier l’âge du taux plein à l’espérance de vie. La borne annoncée pourrait donc évoluer à la hausse si celle-ci progresse. Des exceptions seraient prévues pour la pénibilité et la maladie, après consultation des partenaires sociaux, mais les catégories concernées ne sont pas encore définies.
Le plan comprend enfin un volet de capitalisation (Système où l’épargne accumulée et investie finance la retraite future de la personne qui l’a constituée.), présenté comme une épargne retraite pour les jeunes entrant sur le marché du travail. Bruno Retailleau estime qu’il pourrait représenter 25 à 30 % de leurs retraites, sans préciser encore son financement ni ses modalités de gestion.
Bruno Retailleau chiffre sa réforme à 40 milliards d’euros d’économies cumulées sur cinq ans. Ce montant reste un chiffrage de campagne : les sources consultées ne donnent ni méthode détaillée ni évaluation indépendante. La date d’entrée en vigueur, la transition entre générations et les règles précises de la retraite partielle restent également inconnues.
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