L’aide carburant de 100 € est reconduite pour trois mois
L’indemnité carburant des « grands rouleurs » est reconduite du 1er octobre au 31 décembre 2026. Le montant reste de 100 € au total, mais son équivalent moyen passe de 20 à 40 centimes par litre. Les anciens bénéficiaires seront servis automatiquement ; les nouveaux doivent vérifier leur éligibilité puis utiliser le formulaire des impôts.
Les « grands rouleurs (Actif utilisant son véhicule pour travailler et parcourant plus de 15 km par trajet ou plus de 8 000 km professionnels par an.) » qui ont déjà bénéficié de l’aide couvrant avril à septembre n’auront pas de nouvelle démarche à effectuer. Leur prochain versement sera automatique. Les nouveaux éligibles doivent d’abord utiliser le simulateur des impôts. Si les critères sont remplis, un lien vers le formulaire leur est proposé dans leur espace sur impots.gouv.fr.
L’indemnité correspond à 100 € au total pour la période d’octobre à décembre, et non à 100 € chaque mois.
Les conditions restent ciblées
Cette aide relève des aides publiques (Soutiens financiers versés ou financés par les pouvoirs publics sous certaines conditions.) ciblées et ne concerne pas tous les automobilistes. Elle vise les actifs qui utilisent leur véhicule personnel thermique ou hybride non rechargeable pour travailler. Le véhicule doit aussi franchir l’un des seuils prévus : plus de 15 kilomètres par trajet domicile-travail ou plus de 8 000 kilomètres professionnels par an.
Le dispositif exclut notamment les véhicules électriques, les véhicules de fonction ou de service, les poids lourds et les véhicules agricoles. Les ressources du foyer comptent également. Pour octobre, les seuils affichés sont de 2 035 € pour une personne seule, de 4 070 € pour un couple avec un enfant et de 6 100 € pour un couple avec deux enfants.
Attention
La demande de l’aide initiale reste possible jusqu’au 30 septembre 2026. Cette date concerne la période d’avril à septembre ; pour l’extension d’octobre, il faut utiliser le simulateur puis accéder au formulaire lorsque l’éligibilité est confirmée.
Pourquoi parle-t-on d’un doublement ?
Le montant de cette indemnité forfaitaire (Somme fixe versée selon des critères définis, sans dépendre du nombre exact de litres achetés.) ne double pas cette fois : il reste fixé à 100 €. Le changement porte sur la période couverte. La même somme est concentrée sur trois mois, contre six mois auparavant.
Le gouvernement présente ainsi un soutien moyen de 40 centimes par litre, contre 20 centimes auparavant. La première version avait ciblé près de 3 millions de travailleurs modestes. L’extension est annoncée pour 5,5 millions de personnes. Ce dernier chiffre décrit un public potentiel, pas le nombre de versements garantis.
Le « Revenu fiscal de référence (Revenu calculé par l’administration fiscale pour vérifier l’accès à certaines aides selon les ressources du foyer.) » sert à apprécier les ressources du foyer. Pour l’ancienne période, le seuil était fixé à 16 880 € par part. À partir d’octobre, la page gouvernementale présente les seuils en salaire net et élargit la cible.
Le coût annoncé atteint 450 millions d’euros pour l’ensemble des dispositifs de soutien aux professionnels et aux Français. La ventilation de cette somme ne permet pas d’isoler le coût de la seule indemnité carburant (Énergie utilisée pour faire fonctionner un véhicule, notamment l’essence ou le gazole.). Le dispositif soutient donc le pouvoir d’achat (Quantité de biens et de services qu’un revenu permet d’acheter.) d’un public ciblé, sans constituer une remise générale à la pompe.
Le salaire rejoint l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle parmi les priorités citées par les cadres, à 70 %. La charge de travail et la faible progression du pouvoir d’achat éclairent ce retour au premier plan.
Le gouvernement doit présenter de nouveaux dispositifs carburant à Bercy à 17 heures. L’aide de 100 euros pour les travailleurs grands rouleurs reste demandable jusqu’au 30 septembre, tandis que les conditions du dispositif du 1er octobre restent inconnues.
Les livraisons de carburants ont reculé de 30 % entre le 11 et le 20 septembre, par rapport aux dix premiers jours du mois. Ce décrochage ponctuel s'ajoute à une baisse annuelle : depuis février, les recettes fiscales liées aux carburants sont inférieures de 407 millions d'euros à celles de la même période de 2025.
Le gouvernement veut inscrire dans le budget 2027 une règle de « zéro profit » sur la hausse des carburants. Si la TVA augmente, le surplus pourrait financer une aide, mais le montant et les bénéficiaires restent inconnus.
La Cour des comptes recommande de réexaminer les métiers ouvrant un départ anticipé pour les fonctionnaires de l'État. Cette piste ne modifie pas les droits actuels et son calendrier reste à fixer.
Emmanuel Macron demande à la Commission européenne d’assouplir plusieurs règles sur les carburants. Il vise notamment le rendement des raffineries, le recours au B10 et le calendrier du règlement sur le méthane. Ces propositions ne modifient pas encore les règles à la pompe.