Rome devrait confirmer un déficit public de 2,9 % du PIB en 2026. Cette prévision permettrait de respecter le seuil européen, sans faire baisser immédiatement la dette publique italienne.
Le chiffre réalisé en 2025 reste un point de vigilance pour les finances publiques (Recettes, dépenses, déficit et dette des administrations publiques.) italiennes : le déficit public italien a atteint 3,1 % du PIB (Valeur des biens et services produits dans un pays pendant une période donnée.), après 3,4 % en 2024. La baisse de 0,3 point montre une amélioration, mais elle ne suffit pas encore à sortir le pays de la procédure pour déficit excessif (Surveillance européenne renforcée lorsqu’un déficit dépasse la référence de 3 % du PIB.).
Rome confirme une prévision, pas encore un résultat
Le gouvernement italien doit confirmer dans son prochain plan budgétaire un déficit de 2,9 % du PIB en 2026, selon des sources citées par Reuters. Ce niveau figure déjà dans le scénario tendanciel du Document de finances publiques italien. La Commission européenne retient elle aussi 2,9 % pour 2026.
Le seuil de 3 % est une valeur de référence du cadre budgétaire européen. Passer sous cette limite constituerait donc une étape attendue dans la trajectoire des finances publiques italiennes, mais pas la preuve d’un désendettement. Le résultat définitif de 2026 ne sera connu qu’après la clôture des comptes.
La trajectoire nationale passe de 3,1 % du PIB en 2025 à 2,9 % en 2026, puis baisse jusqu’à 2,1 % en 2029.LaBanque.org — données : Istat, DFP 2026Source
La dette publique continuerait pourtant de monter
Le ratio de dette publique (Somme des emprunts accumulés par l’État et les autres administrations publiques.) est attendu à 138,6 % du PIB en 2026, malgré le recul prévu du déficit. Les intérêts, l’inflation importée (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) et les effets de caisse des crédits d’impôt immobiliers pèsent encore sur ce ratio. Autrement dit, un déficit moins élevé ne réduit pas automatiquement le stock de dette.
L’Italie reste suivie dans le cadre de la procédure pour déficit excessif, ouverte par le Conseil de l’Union européenne le 26 juillet 2024 après un déficit de 7,4 % du PIB en 2023. Le Conseil demande une correction en 2026 et limite à 1,6 % la croissance des dépenses nettes (Dépenses publiques suivies par l’Union européenne après retrait de certains éléments.) cette année-là. Cette contrainte porte donc aussi sur le rythme des dépenses, pas seulement sur le seuil final de déficit.
Le prochain jalon sera la transmission du projet de plan budgétaire italien à la Commission européenne avant le 15 octobre. La Commission doit rendre son avis au plus tard le 30 novembre. Entre-temps, Eurostat doit publier le 21 octobre de nouvelles données sur les déficits et les dettes publics.
Sébastien Lecornu propose aux parlementaires socialistes une rencontre sur le budget 2027. La lettre n'annonce ni accord ni concession chiffrée, alors que le texte doit être déposé le 30 septembre.
Face à un gazole qui atteint 2,41 euros le litre, l'exécutif exclut tout allègement général des taxes sur les carburants. Le gouvernement privilégie une revalorisation de l'aide aux gros rouleurs avec un versement automatique dès le 1er octobre 2026.
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