Aller au contenu principal
Retraites et abattement fiscal à l'étude — main âgée classant deux documents administratifs vierges sur une table française éclairée au matin.
Fiscalité

Retraites : deux pistes étudiées face à 6 milliards en 2027

Le gouvernement étudie deux configurations pour les retraites en 2027. Elles pourraient jouer sur l’indexation des pensions et l’abattement fiscal de 10 %, mais aucun arbitrage ni seuil n’est arrêté.

Par Paul Vidal2 min de lecture
Partager

Deux configurations restent à l’étude

Le 11 septembre, David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, a estimé à plus de 6 milliards d’euros le coût, en 2027, d’une indexation de toutes les retraites sur l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.). Selon l’entourage du ministre cité par Le Monde, l’exécutif vise aussi 6 milliards d’euros d’économies sur les pensions de base. Ces montants ne doivent pas être additionnés : leurs périmètres ne sont pas détaillés de la même manière.

Aucun scénario n’était retenu à cette date. « De ces 6 milliards d’euros, on n’a pas aujourd’hui le premier euro », a déclaré David Amiel. Le Premier ministre doit arbitrer, sans calendrier public.

Pension et impôt : des effets différents

La première configuration conserverait l’indexation pour toutes les pensions et supprimerait l’abattement fiscal de 10 % (Déduction appliquée aux pensions éligibles avant le calcul de l’impôt sur le revenu, avec un minimum et un plafond.). La seconde réserverait l’indexation aux petites pensions, selon un seuil non publié, et réduirait fortement cet abattement. Ce sont des pistes, non des mesures déjà arrêtées.

La revalorisation annuelle repose aujourd’hui sur l’évolution moyenne des prix à la consommation hors tabac. Une sous-indexation limiterait la hausse future de la pension de retraite par rapport à cette règle. Elle pèserait donc sur son pouvoir d’achat.

L’abattement fiscal de 10 % est déduit avant le calcul de l’impôt sur le revenu. Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, il s’applique automatiquement aux pensions éligibles. Son minimum est de 454 € par pensionné et son plafond de 4 439 € par foyer fiscal.

Le réduire ou le supprimer ne diminuerait pas la pension versée. En revanche, le revenu imposable des retraités concernés pourrait augmenter. Les documents budgétaires évaluent cet avantage fiscal à environ 4,7 milliards d’euros en 2026. Ce repère ne chiffre pas le rendement d’une réforme en 2027 : ni le seuil, ni la sous-indexation, ni la règle fiscale ne sont connus.

Outils utiles

Pour aller plus loin

  • Inflation — comprendre les règles et les démarches

Sources

Dans le dossier « Inflation »

Tout voir →
Pause sur les taux de la BCE — façade vitrée illuminée de la tour de la Banque centrale européenne à Francfort au crépuscule et sculpture de l'euro.

La BCE et la Réserve fédérale marquent une pause sur leurs taux

La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne maintiennent leurs taux directeurs inchangés fin octobre 2026. Après le tour de vis de septembre, cette pause vise à calmer des marchés obligataires sous haute tension. En France, le taux d'emprunt de l'État à dix ans évolue toujours près de 5 %.

Bercy et financement des lycées — façade du ministère de l'Économie et des Finances au bord de la Seine sous une lumière d'automne à Paris.

Plan lycées et universités : Bercy cible l'optimisation fiscale

Le gouvernement envisage de réduire certaines niches fiscales des ménages aisés. Cette mesure vise à financer le plan d'urgence pour la jeunesse sans alourdir le déficit public. Ces pistes doivent être intégrées par amendement au projet de budget pour 2027, actuellement débattu à l'Assemblée nationale.

Crédit Agricole et hausse des salaires — façade vitrée d’une agence bancaire aux menuiseries vert sombre avec distributeur automatique extérieur en lumière matinale d’automne.

Crédit Agricole : hausse générale des salaires de 2,2 %

Les 77 000 salariés des 39 caisses régionales du Crédit Agricole bénéficient d'une augmentation générale de 2,2 % dès le 1er novembre 2026. Assortie d'un minimum de 900 € bruts par an pour les plus bas revenus, cette mesure devance de deux mois le calendrier habituel.

Dans la rubrique Fiscalité

Tout voir →
Contrôle et acheminement des petits colis importés — ligne de convoyeur de tri automatisé avec scanner optique transportant des paquets de commerce en ligne dans un hub logistique.

Petits colis importés : la TVA déclarée chute de 48 % en France

En vigueur depuis le 1er juillet 2026, le droit de douane européen de 3 € par article freine les importations à bas prix. Entre juin et août, la TVA déclarée sur les petits colis a chuté de 48 % en France. Une redevance de 2 € s'y ajoutera le 1er novembre pour les achats hors Union européenne.

Fonds de garantie contre les dégâts d'émeutes — façade d'une mairie en pierre avec drapeau français, châssis vitrés neufs et camionnette d'artisan sur la cour pavée.

Une cotisation émeutes de 0,8 % s'ajoutera aux assurances en 2027

Un projet d'arrêté fixe à 0,8 % la cotisation obligatoire qui financera la garantie émeutes dès le 1er janvier 2027. Tous les contrats habitation, automobile et professionnels alimenteront ce fonds doté de 400 millions d'euros par an. Le surcoût moyen atteindra 7 à 8 € par ménage.

Frais de traitement des petits colis importés — tapis convoyeur en hangar de fret chargé de cartons et sachets d'expédition sous portique optique.

Petits colis importés : 2 € de frais s'ajoutent le 1er novembre

De nouveaux frais de traitement européens de 2 euros s'appliquent dès le 1er novembre 2026 aux commandes en ligne expédiées hors de l'Union européenne. Ce prélèvement s'ajoute au forfait douanier de 3 euros instauré en juillet. Il est facturé pour chaque catégorie d'articles présente dans le colis.