Budget 2027 : aucune mesure sur les retraites n’est arrêtée
Le gouvernement vise 30 milliards d’euros d’économies pour le budget 2027. Les pistes liées aux pensions et à leur fiscalité ne sont pas arbitrées. Les détails sont attendus avec la présentation du projet de loi de finances le 30 septembre.
Les 30 milliards ne sont pas une coupe sur les pensions
Le gouvernement vise 30 milliards d’euros d’économies pour le budget 2027. C’est un objectif pour l’ensemble du budget, dont la répartition n’est pas publique. Il ne correspond donc pas à une baisse des dépenses de retraite déjà décidée.
Roland Lescure, ministre de l’Économie, a mis en avant l’urgence d’un budget. « Nous n’avons plus de gras », a-t-il déclaré le 11 septembre. Cette formule décrit une contrainte budgétaire, pas une mesure applicable aux retraités.
Le gouvernement n’a pas détaillé la part qui pourrait relever de l’État, de la protection sociale ou de la fiscalité. Aucun montant d’économie n’est donc attribuable aux pensions à ce stade.
Deux pistes, mais aucun seuil connu
L’exécutif étudie une moindre revalorisation des pensions les plus élevées. Une telle sous-indexation (Hausse d’une prestation inférieure à l’inflation : son montant augmente, mais son pouvoir d’achat recule.) ferait progresser les montants moins vite que les prix. Aucun seuil, taux de revalorisation ou rendement budgétaire n’a été publié.
David Amiel est ministre de l’Action et des Comptes publics. Il a aussi évoqué le maintien de l’indexation sur l’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.). Cette option s’accompagnerait d’une suppression partielle ou totale de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions et rentes. Aucun texte ne précise les contribuables concernés ni l’effet fiscal éventuel.
En droit commun, les pensions de vieillesse de base sont revalorisées au 1er janvier selon l’évolution moyenne annuelle des prix à la consommation hors tabac. Elles ont augmenté de 0,9 % au 1er janvier 2026. Les retraites complémentaires Agirc-Arrco obéissent à leurs propres règles. Une dérogation sur les pensions de base nécessiterait un texte.
Le projet de loi de finances pour 2027 doit être présenté en conseil des ministres le 30 septembre, puis déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le 6 octobre. C’est à ce moment que les éventuelles mesures sur les pensions pourront être vérifiées.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
Le gouvernement étudie deux configurations pour les retraites en 2027. Elles pourraient jouer sur l’indexation des pensions et l’abattement fiscal de 10 %, mais aucun arbitrage ni seuil n’est arrêté.
L’inflation américaine est restée à 3,4 % sur un an en août. Les prix ont toutefois progressé de 0,4 % sur le mois, notamment sous l’effet de l’essence. Ce contraste précède la réunion de la Réserve fédérale des 15 et 16 septembre.
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Les notaires proposent de réduire de moitié certains droits de donation. La mesure n'est pas en vigueur et devrait passer par la loi. Elle viserait des transmissions précises, sous conditions d'âge, de forme et de montant.
La taxe sur les transactions financières est bien en vigueur à 0,4 % sur certains achats d’actions françaises. La Cour des comptes constate qu’elle rapporte 2,5 milliards d’euros en 2025, mais régule peu les marchés. Pour un particulier, elle s’ajoute aux frais du courtier lors d’un achat taxable.
Les notaires proposent de diviser par deux les droits de donation sur les transmissions familiales. Cette proposition ne modifie pas les règles fiscales actuelles et n’a pas de date d’application.