Les marchés européens hésitent avant la décision de la BCE
À quelques heures de la décision de la Banque centrale européenne, les grands indices oscillent faiblement. Les investisseurs suivront le niveau des taux, puis les indications de Christine Lagarde sur leur évolution.
Les premiers relevés dessinent un marché prudent. Selon Cinco Días, le CAC 40 gagnait 0,3 %, le DAX 0,1 % et le FTSE 100 restait stable. À un autre moment, Associated Press relevait un CAC 40 à +0,2 %, un DAX à -0,2 % et un FTSE 100 à -0,2 %.
Ces écarts modestes ne décrivent pas un mouvement européen uniforme. Ils traduisent surtout l'attente de la décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Elle est annoncée à 14 h 15, avant une conférence de presse de sa présidente, Christine Lagarde, à 14 h 45. Les projections macroéconomiques de l'institution doivent suivre à 15 h 45.
Avant la réunion, le taux de dépôt de la BCE (Taux auquel les banques peuvent placer leurs liquidités auprès de la Banque centrale européenne pour une nuit.) était de 2,25 %, en vigueur depuis le 17 juin. Il avait été maintenu à ce niveau le 23 juillet. Des économistes interrogés par Reuters anticipaient alors 2,50 %, soit 0,25 point de pourcentage de plus. Cette anticipation ne constituait pas une décision de la BCE.
Pourquoi l'inflation énergétique compte
L'estimation rapide d'Eurostat situe l'inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) de la zone euro à 3,3 % sur un an en août, après 2,9 % en juillet. L'énergie est la principale composante en accélération, avec une hausse annuelle estimée à 14,3 %, contre 10,3 % le mois précédent.
Une hausse de taux tend à renchérir le crédit et à freiner la demande. Elle peut limiter le risque qu'un choc de prix se propage au-delà de l'énergie. La BCE n'a toutefois pas annoncé de trajectoire à l'avance. En juillet, elle indiquait ne pas s'engager sur un chemin de taux particulier. Au-delà du niveau annoncé ce jeudi, le ton sur d'éventuels futurs relèvements retiendra donc l'attention des marchés.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
Sources
Weekly schedule — Banque centrale européenne, consulté le 10/09/2026.
Pour freiner la flambée du carburant, l'État mettra sur le marché dix millions de barils de gazole issus de ses réserves. Ce déstockage de trois mois vise une baisse de 12 à 18 centimes par litre à la pompe dès le 1er novembre 2026. L'économie atteindra 6 à 9 euros sur un plein de 50 litres.
Le gouverneur slovène Primož Dolenc n'exclut pas de nouvelles hausses de taux face au rebond de l'inflation à 3,8 %. Ce membre du Conseil des gouverneurs de la BCE a rappelé le 8 octobre 2026 que rien n'était acté. Cette perspective prolonge la pression sur le crédit immobilier tout en soutenant l'épargne bancaire.
Le gouvernement va libérer dix millions de barils des réserves d'État pour faire baisser le gazole de 12 à 18 centimes par litre dès novembre 2026. Cette mesure temporaire de trois mois vise à alléger le plein des automobilistes d'environ dix euros, sans toucher aux tarifs des essences.
La banque centrale indienne relève son taux directeur de 0,25 point, à 5,50 %, pour répondre au retour de l’inflation. Celle-ci a atteint 4,82 % en août, mais reste sous le plafond de 6 %. Une pause reste possible lors de la prochaine décision.
Dans un échantillon de 62 pays, le taux d’extrême pauvreté en 2024 est supérieur de 0,8 point avec les paniers de dépenses du FMI. Le calcul fondé sur l’inflation agrégée donne un résultat inférieur. L’écart représente près de 23 millions de personnes sous le seuil, sans constituer un recensement mondial de nouveaux pauvres.
La néobanque britannique Revolut atteint 103 milliards d'euros de valorisation et 80 millions de clients à l'automne 2026. L'établissement dépasse désormais des piliers comme Barclays et la Société Générale. Pourtant, son modèle repose sur des usages du quotidien et très peu sur le crédit.