Wall Street progresse, portée par les résultats de Microsoft
Wall Street a ouvert en hausse le 30 juillet grâce à l'envolée de Microsoft. Le Nasdaq a mené le mouvement, tandis que la majorité des secteurs du S&P 500 restaient en baisse.
Le Nasdaq gagnait 1,54 % à l'ouverture, contre 0,92 % pour le S&P 500.
Microsoft progressait de 11,57 % après ses résultats trimestriels.
Huit des onze secteurs du S&P 500 restaient en baisse.
La Fed a maintenu ses taux entre 3,50 % et 3,75 %.
Une hausse tirée par la technologie
Wall Street a démarré en hausse le 30 juillet, portée par Microsoft et les valeurs technologiques. Le Nasdaq gagnait 1,54 %, contre 0,92 % pour le S&P 500 et 0,64 % pour le Dow Jones.
La hausse ne concernait toutefois pas toute la cote américaine. Le secteur technologique du S&P 500 avançait de 4,2 %, alors que huit des onze secteurs de l'indice reculaient.
Microsoft gagnait 11,57 % dans les premiers échanges. Meta perdait simultanément 9,6 %, signe que le marché distinguait les groupes selon les revenus attendus de l'intelligence artificielle et le coût de leurs investissements.
Les chiffres de Microsoft ont rassuré le marché
Microsoft a publié le 29 juillet les résultats de son quatrième trimestre fiscal. Son chiffre d'affaires a atteint 90,007 milliards de dollars, en hausse de 18 % sur un an. Son bénéfice net s'est élevé à 35,766 milliards de dollars, soit 31 % de plus qu'un an auparavant.
Azure et les autres services cloud, des services informatiques fournis à distance, ont progressé de 43 %. Cette croissance a conforté les investisseurs sur la capacité de Microsoft à tirer des revenus de ses investissements dans l'intelligence artificielle.
Le contraste avec Meta illustre une réaction très sélective. Ses dépenses liées à l'intelligence artificielle pesaient sur le flux de trésorerie disponible. Cette expression désigne la trésorerie qui reste après les dépenses d'activité et d'investissement.
Les taux et les prochains résultats restent surveillés
La Réserve fédérale américaine, ou Fed, a maintenu le 29 juillet sa fourchette cible des fed funds entre 3,50 % et 3,75 %. La décision a été prise par neuf voix contre trois. Les dissidents souhaitaient une hausse de 25 points de base, soit 0,25 point de pourcentage.
Le rebond technologique ne découle donc pas d'une baisse des taux. Apple et Amazon doivent publier leurs résultats après la clôture du 30 juillet, un nouveau test pour le secteur.
Un épargnant français peut être exposé aux actions américaines (Titres qui représentent une fraction du capital d'une entreprise cotée.) via un fonds ou un ETF. Un ETF est un fonds coté qui suit souvent un indice. Cette séance rappelle qu'un indice en hausse peut masquer des baisses dans la plupart des secteurs. Une variation intrajournalière ne préjuge pas du niveau de clôture ni de l'évolution future d'un fonds.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.
La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur, et Wall Street a fini en baisse le 16 septembre. Les investisseurs ont surtout retenu des taux attendus plus élevés en 2026, un signal défavorable aux actions.
Le CAC 40 gagnait 0,08 % mercredi à 10 h 13, après son repli de la veille. La décision de la Réserve fédérale américaine, attendue à 20 h, sera le rendez-vous décisif pour les marchés.
Le ministère de l'Économie anticipe une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027, après 119,3 % en 2026. Malgré un tour de vis budgétaire annoncé, la hausse des taux de marché alimente une progression mécanique de l'endettement.
La dette publique de l'Espagne est retombée à 99,9 % du PIB en juillet 2026. Ce seuil symbolique n'avait plus été franchi depuis février 2020. Portée par une croissance solide, Madrid emprunte désormais à dix ans à de meilleures conditions que la France.
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.