La Banque d’Angleterre maintient son taux à 3,75 %
La Banque d’Angleterre laisse son taux directeur à 3,75 %. Le vote se resserre, car trois membres auraient préféré une hausse face au risque de rebond de l’inflation.
Le taux directeur britannique reste fixé à 3,75 %.
Le vote se resserre à 6 voix contre 3, après 7 contre 2 en juin.
Trois membres voulaient relever le taux de 0,25 point, à 4 %, face au risque lié à l’énergie.
Un statu quo moins consensuel
La Banque d’Angleterre a maintenu son Bank Rate à 3,75 % le 30 juillet. Le Bank Rate est son taux directeur : il influence le coût du crédit et la rémunération de l’épargne au Royaume-Uni.
Le taux n’a plus bougé depuis le 18 décembre 2025. Il avait été abaissé cinq fois depuis août 2024, passant de 5 % à 3,75 %.
Après cinq baisses entre le 1er août 2024 et le 18 décembre 2025, le Bank Rate est resté à 3,75 % au 30 juillet 2026.LaBanque.org — données : Banque d’AngleterreSource
Le maintien a réuni six voix contre trois au comité de politique monétaire (MPC). Trois membres préféraient relever le taux de 0,25 point, soit 25 points de base, à 4 %. Un point de base vaut un centième de point. En juin, le vote en faveur du maintien était de sept voix contre deux.
Ce resserrement du vote ne change pas le taux aujourd’hui. Il traduit toutefois un désaccord plus marqué sur la réponse à apporter au choc énergétique. La majorité préfère attendre de nouvelles données avant de modifier le taux.
L’énergie complique le recul de l’inflation
L’inflation (Hausse générale et durable des prix payés par les ménages.) britannique a ralenti à 2,6 % sur un an en juin, après 2,8 % en mai. Ce recul a conforté la majorité du MPC, mais la Banque prévoit une remontée plus tard en 2026 sous l’effet de l’énergie.
Le 28 juillet, le contrat à terme sur le Brent proche échéance cotait 84 dollars le baril. Celui du gaz britannique s’élevait à 136 pence par therm. Ces cours de marché ne sont pas les prix facturés directement aux ménages.
La banque centrale ne peut pas modifier le prix mondial du pétrole ou du gaz. Elle cherche à éviter des effets de second tour : un choc énergétique qui se prolonge par des hausses de salaires et d’autres prix. Les carburants contribuaient encore pour 0,6 point de pourcentage à l’inflation totale de juin.
La prochaine décision du MPC est prévue le 17 septembre. La Banque devra alors apprécier la durée du choc énergétique et sa transmission aux prix et aux salaires.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
La Banque du Japon a relevé son principal taux directeur à 1,25 %, son plus haut niveau depuis 1995. Ce relèvement de 25 points de base entend freiner des tensions inflationnistes nourries par le pétrole et la faiblesse de la devise. Sur le marché des changes, le yen a pourtant reculé après l'annonce.
La Réserve fédérale américaine a relevé son principal taux directeur de 25 points de base, fixant sa fourchette entre 3,75 % et 4,00 %. Cette décision unanime interrompt deux ans d'assouplissement pour contrer une inflation tenace. Elle soutient le dollar et accentue la pression sur les marchés financiers mondiaux.
La Bourse de Paris progressait jeudi après le relèvement des taux de la Réserve fédérale américaine. Le recul du pétrole allégeait une partie de la pression sur les marchés, sans effacer les risques d'approvisionnement.
La Réserve fédérale américaine a relevé son taux directeur de 0,25 point, à 3,75 %-4,00 %. Elle juge l'inflation toujours trop élevée, malgré son objectif de 2 %.
Le ministère de l'Économie anticipe une dette publique record à 121,7 % du PIB en 2027, après 119,3 % en 2026. Malgré un tour de vis budgétaire annoncé, la hausse des taux de marché alimente une progression mécanique de l'endettement.
La dette publique de l'Espagne est retombée à 99,9 % du PIB en juillet 2026. Ce seuil symbolique n'avait plus été franchi depuis février 2020. Portée par une croissance solide, Madrid emprunte désormais à dix ans à de meilleures conditions que la France.