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Le CAC 40 grignote 0,26 % grâce à la détente sur le pétrole

Le CAC 40 gagnait 0,26 % à 8 102,24 points vendredi 25 septembre en milieu de matinée. Ce timide rebond découle du repli des cours du pétrole et d'un apaisement sur les taux d'intérêt, sans dissiper la prudence des investisseurs.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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Le CAC 40 (Indice phare de la Bourse de Paris, calculé à partir de quarante grandes entreprises cotées représentatives de l'économie.) reprenait 0,26 % à 8 102,24 points ce vendredi vers 11 h 20. Cette progression permet à la Bourse (Marché financier réglementé sur lequel s’échangent des valeurs mobilières, notamment des actions d’entreprises cotées.) de Paris d'effacer une partie de son repli de 0,52 % essuyé la veille. Les opérateurs réagissent d'abord à l'accalmie sur le marché de l'énergie, où le prix du baril de brut reflue légèrement.

Le repli du brut allège la pression sur la cote

Les cours pétroliers ont cédé du terrain dès les premiers échanges matinaux. À 5 h 41 GMT, le Brent (Variété de pétrole brut de la mer du Nord servant de référence internationale pour fixer les cours de l'or noir.) reculait de 1,47 dollar, soit 1,4 %, à 105,11 dollars. Le contrat de référence évoluait ensuite autour de 105 dollars le baril vers 11 h 20. Ce mouvement répond aux espoirs de discussions entre Washington et Téhéran. Selon John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Cité Gestion, le marché anticipe un « possible rétablissement progressif des flux par le détroit d'Ormuz ».

Ce repli des matières premières (Les matières premières sont des ressources naturelles ou agricoles utilisées pour produire de l'énergie, des aliments et des biens industriels.) apporte un soulagement mécanique aux marchés actions. En réduisant les craintes d'inflation importée, il favorise un apaisement sur le rendement obligataire. « Les actions ont bénéficié de cette accalmie », observe Patrick Munnelly, stratégiste chez Tickmill Group.

Arbitrages tranchés entre valeurs de la cote

Ce mouvement se traduit par une nette rotation sectorielle sur les actions parisiennes. Les groupes pénalisés par des coûts d'énergie élevés retrouvent des acheteurs. À la mi-journée, le constructeur automobile Renault progressait ainsi de 1,26 % à 226,48 euros. À l'opposé, les producteurs d'hydrocarbures subissent le repli du brut : le titre TotalEnergies perdait 1,51 % à 79,83 euros.

La dynamique se diffuse à l'échelle européenne. À 7 h 04 GMT, l'indice STOXX 600 avançait de 0,7 % à 640,66 points, tandis que son compartiment énergétique cédait 0,7 %.

Ce rebond intrajournalier reste toutefois précaire. « Le prix du pétrole (Matière première énergétique dont le cours mondial influence l'inflation, les coûts de transport et les marchés financiers.) reste élevé, l'activité demeure résiliente », prévient Patrick Munnelly. Cette vigueur économique peut inciter les banques centrales à maintenir leurs taux d'intérêt (Pourcentage déterminant le coût du crédit pour un emprunteur ou le rendement financier servi à un prêteur de capitaux.) à des niveaux restrictifs. À Paris, les investisseurs attendront le fixing de clôture à 17 h 35 pour vérifier la solidité de ce mouvement.

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