À retenir
- La confiance des ménages atteint 86 en juillet, soit 2 points de plus qu’en juin.
- L’indice reste à 14 points sous sa moyenne de longue période.
- Le climat de l’épargne remonte à 123, au-dessus de sa norme de 100.
- Les gros achats restent jugés peu opportuns, avec un solde de -36.
Le rebond de juillet reste incomplet
La confiance des ménages remonte en juillet 2026. Elle ne retrouve ni son niveau habituel ni un climat favorable aux dépenses importantes. L’indicateur synthétique publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) gagne 2 points, à 86 après 84 en juin.
Le mouvement est bien réel dans la série actuellement publiée. Après un point bas à 82 en mai, l’indice a repris 4 points en deux mois. Il reste toutefois 14 points sous sa moyenne de longue période, fixée à 100. Il se situe aussi 3 points sous son niveau de juillet 2025, qui était de 89 dans la série révisée.

Cette amélioration reflète une vision un peu moins négative de la situation financière personnelle et de l’avenir économique. Les craintes de hausse du chômage et d’accélération des prix reculent également.
Elle ne signifie pas qu’un ménage dispose soudainement de davantage de revenus. La confiance des ménages est une enquête d’opinion, pas un relevé des dépenses, des revenus ou du pouvoir d’achat.
Les inquiétudes s’allègent, sans disparaître
Les ménages interrogés portent un jugement moins défavorable sur leur propre situation. Le solde d’opinion sur la situation financière passée progresse de 2 points, à -26. Celui sur les perspectives financières personnelles gagne aussi 2 points, à -14. Ces deux niveaux restent sous leurs moyennes de longue période.
Le regard porté sur le niveau de vie futur en France s’améliore davantage. Le solde gagne 6 points, à -59, après avoir déjà gagné 6 points en juin. Ce rebond mérite d’être nuancé. Le niveau reste très inférieur à sa moyenne historique de -29.
Les anticipations liées au chômage deviennent moins pessimistes. Le solde correspondant baisse de 61 à 55 ; pour cette question, une baisse signifie que moins de personnes anticipent une hausse du chômage. Il demeure néanmoins au-dessus de sa moyenne de 33.
Même lecture pour l’inflation. Le solde sur les perspectives d’évolution des prix chute de 18 points, à -33, après une baisse de 14 points en juin. Il traduit une moindre attente d’accélération des prix, et non une prévision chiffrée de l’inflation à venir.
Épargner paraît plus opportun que consommer
Le contraste le plus utile pour comprendre juillet se situe entre épargne et consommation. Le nouveau climat de l’épargne atteint 123, après 118 en juin. Il se place ainsi 23 points au-dessus de sa moyenne de 100.
L’opportunité d’épargner gagne 4 points, à 45, contre une moyenne de longue période de 19. Les ménages se disent aussi plus capables d’épargner aujourd’hui et dans les mois à venir. Les deux soldes progressent de 3 points, à 19 et 17.
À l’inverse, le solde sur l’opportunité de faire des achats importants ne gagne que 2 points et reste à -36. Il est encore 20 points sous sa moyenne de -16. Autrement dit, le regain de confiance ne s’accompagne pas, à ce stade, d’une perception favorable pour les dépenses importantes.
En chiffres
- 86 : le niveau de confiance en juillet, pour une moyenne de longue période de 100.
- 123 : le climat de l’épargne, soit 23 points au-dessus de sa moyenne.
- -36 : le solde sur les gros achats, soit 20 points sous sa moyenne de -16.
Ce que l’indice permet, et ne permet pas, de lire
Le chiffre de 86 ne signifie pas que 86 % des ménages ont confiance. L’Insee construit un indice normalisé : 100 représente sa moyenne sur la période 1987-2025. Le résultat de juillet est donc un repère comparatif, pas une proportion de personnes satisfaites.
L’indicateur résume six réponses. Elles portent sur le niveau de vie en France, la situation financière personnelle, le chômage et l’opportunité de réaliser des achats importants. Plus son niveau est élevé, plus le jugement global est favorable. Il ne mesure directement ni la consommation effective, ni l’inflation effectivement payée, ni le pouvoir d’achat.
Comment ça marche
- La Camme, l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages, recueille des réponses par téléphone en France métropolitaine.
- Un solde d’opinion compare les réponses favorables et défavorables à une même question ; il ne correspond pas à un pourcentage de ménages.
- L’Insee rassemble six soldes liés par une analyse factorielle. Cette méthode statistique résume plusieurs réponses proches pour former l’indicateur de confiance.
- Les données sont corrigées des variations saisonnières (CVS), afin de mieux comparer les mois entre eux.
La collecte de juillet s’est déroulée du 25 juin au 20 juillet auprès d’environ 2 000 ménages. Ce périmètre est celui de la France métropolitaine. Il s’agit donc d’un thermomètre mensuel de perception, avec ses limites, et non d’un bilan comptable de tous les foyers.
La comparaison dans le temps a été révisée
La lecture de la série demande une précaution supplémentaire depuis juin 2026. L’Insee a retiré de l’indicateur de confiance les deux questions sur la capacité à épargner. Avec l’opportunité d’épargner, elles alimentent désormais un indicateur séparé : le climat de l’épargne.
L’historique depuis 1987 a été légèrement révisé à cette occasion. Pour comparer juillet avec les mois ou années précédents, il faut donc retenir les valeurs republiées dans la dernière publication. Les valeurs d’anciens millésimes ne sont plus comparables. La prochaine enquête, consacrée à août, est annoncée le 25 août 2026 à 08h45.
Sources
- En juillet 2026, la confiance des ménages poursuit son redressement — Insee, consulté le 29/07/2026.
- En juin 2026, la confiance des ménages repart à la hausse — Insee, consulté le 29/07/2026.



