Gazole : l’Europe étudie une sortie de stocks d’urgence
Des pays européens discutent d’une mise sur le marché de stocks pétroliers d’urgence pour contenir les prix du gazole. Aucune décision n’est arrêtée. Chaque État reste responsable de ses réserves, tandis que l’approvisionnement demeure stable malgré un marché tendu.
Des pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (Ensemble des ressources utilisées pour produire de la chaleur, de l’électricité ou faire fonctionner les transports.) (AIE) discutent d’une éventuelle mise sur le marché (Vente ou distribution d’une partie des stocks publics pour ajouter temporairement du produit aux volumes commerciaux.) de stocks pétroliers d’urgence. Le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, a confirmé cette possibilité. Il rappelle que chaque État reste responsable de ses réserves.
L’Union européenne peut coordonner les positions, mais elle ne peut pas décider seule d’une libération coordonnée. Une réunion du conseil d’administration de l’AIE est prévue le 2 octobre. Le groupe de coordination pétrolière de la Commission européenne doit ensuite se réunir le 15 octobre.
La pression vient notamment des États-Unis. Selon Reuters, Washington a demandé à la France et à l’Allemagne de réduire leurs stocks de gazole. Cette demande s’accompagne d’une possible restriction des exportations américaines, rapportée par des sources proches des discussions. Elle ne constitue pas une décision annoncée.
Des prix élevés, sans pénurie signalée
Le sujet concerne d’abord le prix du gazole, tributaire du marché du pétrole (Ressource énergétique dont sont issus notamment le gazole, l’essence et de nombreux produits raffinés.), et son effet possible sur le pouvoir d’achat (Quantité de biens et de services qu’un revenu permet d’acheter, selon l’évolution des prix.). La Commission européenne ne signale toutefois pas de pénurie concrète dans l’Union. Elle décrit une offre stable et des prix élevés. Les stocks commerciaux du hub Amsterdam-Rotterdam-Anvers restent sous leur moyenne des cinq dernières années.
Une mise sur le marché consiste à vendre ou distribuer temporairement une partie des réserves pour ajouter du produit aux volumes disponibles. Elle peut soulager un marché tendu, mais réduit le filet de sécurité prévu pour une rupture d’approvisionnement. Les stocks doivent ensuite être reconstitués, tout en restant au-dessus des obligations européennes : chaque pays doit conserver au moins l’équivalent de 90 jours d’importations nettes ou de 61 jours de consommation intérieure, selon la méthode applicable.
En mai 2025, les réserves d’urgence de l’Union atteignaient 108,6 millions de tonnes. Elles comprenaient 39 millions de tonnes de gazole et de fioul domestique. Ces chiffres donnent un ordre de grandeur, mais pas la quantité que chaque pays pourrait libérer aujourd’hui. La discussion intervient après la décision des 32 pays de l’AIE, le 11 mars 2026, de rendre disponibles 400 millions de barils de stocks d’urgence.
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