Héritages : ce que propose Raphaël Glucksmann
Raphaël Glucksmann propose de taxer les 1 % des héritages les plus élevés. Sans texte ni barème détaillé, les règles de succession restent inchangées.

Le groupe socialiste propose de réduire la CSG des salariés jusqu’à 2 700 € nets mensuels et de financer la mesure par une contribution sur les gros héritages. Cette proposition n’a aucun effet immédiat : le projet de loi de finances du gouvernement est attendu au plus tard le 6 octobre.
Les députés socialistes ont présenté, le 16 septembre, leur contre-projet pour le budget 2027. Leur mesure centrale est une CSG (Prélèvement social appliqué à de nombreux revenus, dont les salaires, pour financer la protection sociale.) progressive sur les revenus d’activité. Elle serait financée notamment par une contribution sur les très gros héritages.
Le dispositif annoncé viserait 21 millions de travailleurs gagnant jusqu’à 2 700 € nets par mois. La CSG est un prélèvement social qui finance la protection sociale. Aujourd’hui, son taux sur les revenus d’activité est de 9,2 %.
La CRDS, distincte, s’élève à 0,5 %. Ces prélèvements sont en règle générale calculés sur 98,25 % du revenu. Une baisse de la seule CSG ne résume donc pas tous les prélèvements figurant sur une fiche de paie.
Le document transmis à l’Agence France-Presse avance un exemple pour une personne seule sans enfant au Smic. La CSG passerait de 9,2 % à 0,55 %, pour un gain de 130 € nets par mois. Mais une autre version publique cite 0,85 % et 125 €.
Sans barème complet, ces chiffres restent des illustrations de la proposition. Ils ne constituent pas une estimation applicable à chaque salarié. Le montant net dépend aussi de l’assiette retenue et des autres cotisations.
Le groupe veut financer cet allégement par une contribution sur les héritages les plus élevés. D’après les informations disponibles, elle reposerait sur le total reçu par chaque héritier au cours de sa vie. Elle ne regarderait donc plus chaque transmission de façon isolée.
Le seuil évoqué est de 500 000 € par héritier. C’est un changement de logique par rapport au droit actuel. Un enfant bénéficie aujourd’hui d’un abattement successoral (Part de l’héritage retirée de la base imposable avant le calcul des droits de succession.) de 100 000 € sur la succession de chacun de ses parents.
Au-delà, les droits de succession en ligne directe suivent un barème progressif de 5 % à 45 %. Le seuil de 500 000 € ne remplace donc aucune règle en vigueur. Les taux, l’assiette exacte et l’articulation avec les droits existants n’ont pas été publiés.
Il est donc impossible de chiffrer un cas individuel. Cela dépendrait notamment du cumul des transmissions retenu par le futur dispositif.
Les socialistes évaluent à 10 milliards d’euros les recettes de cette nouvelle imposition. Le contre-projet annonce aussi 17,5 milliards d’euros d’économies et de lutte contre la fraude. Il prévoit 22 milliards de dépenses nouvelles.
Le groupe estime que l’ensemble réduirait le déficit de 24 milliards d’euros en 2027. Ces montants sont ses hypothèses, non des prévisions de l’administration. Le tableau complet permettant de reconstituer cette baisse n’a pas été rendu public.
Aucune de ces mesures ne modifie aujourd’hui une fiche de paie ou une succession. Pour s’appliquer, elles devraient être inscrites puis adoptées dans un texte budgétaire. Le gouvernement doit déposer le projet de loi de finances pour 2027 au plus tard le 6 octobre 2026. Ce sera le prochain jalon de la séquence budgétaire.
Raphaël Glucksmann propose de taxer les 1 % des héritages les plus élevés. Sans texte ni barème détaillé, les règles de succession restent inchangées.
La CFDT veut que tout héritage soit taxé dès le premier euro. C'est une revendication syndicale, pas une loi ni un projet du gouvernement. Elle pourrait soumettre au prélèvement dès le premier euro des transmissions aujourd'hui couvertes par l'abattement applicable aux enfants.
Sur le littoral méditerranéen, la mobilisation des pêcheurs vise le coût du carburant. Catherine Chabaud les reçoit ce 17 septembre, alors que la précédente aide ne couvrait que les achats d'avril et de mai.
Le gouvernement a annoncé le 16 septembre vouloir prolonger jusqu'au 31 décembre 2026 plusieurs aides face à la hausse des carburants. Elles concernent les pêcheurs, des entreprises du BTP et les agriculteurs, pas tous les automobilistes.
Les députés socialistes présentent un contre-budget pour 2027. Ils visent un Smic à 1 700 euros net et de nouveaux prélèvements sur les patrimoines les plus élevés. Ces mesures ne modifient pas les fiches de paie ni les impôts : le gouvernement doit encore déposer son propre projet de loi de finances.