Le salaire remonte au premier rang des priorités des cadres
Le salaire rejoint l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle parmi les priorités citées par les cadres, à 70 %. La charge de travail et la faible progression du pouvoir d’achat éclairent ce retour au premier plan.
Le salaire est cité par 70 % des cadres dans le baromètre 2026 Ugict-CGT/Viavoice-Secafi. Il rejoint ainsi l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, également cité par 70 % des répondants. Le sondage, mené en mai auprès de 1 000 cadres, autorisait toutefois trois réponses : ce score ne signifie donc pas que le salaire est leur priorité unique.
Le salaire remonte dans la hiérarchie
La progression est nette : la part des cadres qui citent le salaire gagne 5 points en un an et environ 18 points depuis 2016. Le mouvement intervient alors que 59 % des répondants disent que leur charge de travail a augmenté par rapport à 2025. Pour 53 %, les critères de rémunération manquent aussi de transparence.
La série compte 8 points et 7 intervalles : 4 hausses, 3 baisses et aucune stabilité. Elle passe de 53 % en 2018 à 65 % en 2025, après un pic à 67 % en 2022.LaBanque.org — données : Ugict-CGT / Viavoice / SecafiSource
Cette évolution ne décrit pas une baisse générale des salaires (Sommes versées en contrepartie d’un travail, généralement comparées avant ou après prélèvements.). Elle signale plutôt un décalage entre le travail fourni, sa reconnaissance et le pouvoir d’achat (Quantité de biens et services qu’un revenu permet d’acheter, une fois l’évolution des prix prise en compte.). Seul un quart environ des cadres estime que ses augmentations récentes ont amorti la hausse du coût de la vie. « Les qualifications ne paient plus dans ce pays et le fait d’être cadre n’est pas reconnu à sa juste valeur par le salaire », estime Agathe Le Berder, secrétaire générale adjointe de l’Ugict-CGT.
Une progression réelle presque à l’arrêt
Le repère de l’Insee porte sur les salaires nets moyens en équivalent temps plein, corrigés de l’inflation (Hausse générale et durable des prix, qui réduit la quantité de biens achetée avec un même revenu.), donc comparables en pouvoir d’achat. Entre 1996 et 2024, celui des cadres du privé n’a progressé que de 0,5 % en euros constants (Montants corrigés de l’inflation pour comparer le pouvoir d’achat à des dates différentes.), contre 13,9 % pour l’ensemble des salariés du privé.
Le baromètre fait aussi apparaître une autre issue possible : 19 % des cadres envisagent de quitter le salariat pour la microentreprise ou le portage salarial. Cette intention est associée à la recherche d’autonomie et de flexibilité ; elle ne mesure pas des départs déjà réalisés.
Pour aller plus loin
Inflation — comprendre les règles et les démarches
Le débat sur les certificats d’économies d’énergie oppose une estimation de 15 à 17 centimes par litre aux références officielles disponibles. La sixième période du dispositif, ouverte en 2026, a aussi abaissé le seuil d’assujettissement des vendeurs de carburants.
AXA France et le Crédit Mutuel proposent des garanties destinées aux familles monoparentales. Ces aides prennent la forme de services d’assistance ou de cotisations offertes, sous conditions. Le Crédit Mutuel annonce une économie pouvant atteindre 300 euros par an et par enfant.
L’aide aux travailleurs grands rouleurs est annoncée d’octobre à décembre 2026, avec un public élargi. Le versement serait de 100 euros, mais les seuils et la date de demande restent à confirmer.
L’Insee a révisé à 0,0 % la croissance française du deuxième trimestre 2026, contre +0,2 % estimé fin juillet. Le pouvoir d’achat par unité de consommation recule de 0,6 %, les prix ayant progressé plus vite que les revenus.
Le gouvernement annonce vouloir maintenir l’indexation du RSA et de l’Aspa sur l’inflation en 2027. Aucun taux ni montant futur n’est fixé, et les deux aides ne suivent pas le même calendrier de revalorisation.
Bruno Le Maire propose de déplacer une partie du financement de la protection sociale du salaire vers la consommation. Hausse de TVA, désindexation et allègement des successions : aucune de ces pistes ne modifie aujourd'hui les règles applicables.