Société Générale bat les attentes avec un bénéfice net record
Société Générale a publié un bénéfice net record de 1,89 milliard d'euros au troisième trimestre 2026, en hausse de 24,1 % sur un an. Portée par le dynamisme de ses métiers de bourse et par le freinage de ses coûts, la banque dépasse largement les prévisions des analystes.
Les analystes tablaient en moyenne sur un profit de 1,65 milliard d'euros entre juillet et septembre 2026. En dégageant un résultat net de 1,89 milliard d'euros, Société Générale les a devancés de 240 millions d'euros sur le trimestre, soit une avance de près de 15 %. Sur les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net cumulé grimpe à 5,4 milliards d'euros, en hausse de 17,3 % sur un an.
Après un point bas à 1,42 milliard d'euros au quatrième trimestre 2025, le bénéfice net trimestriel de Société Générale enchaîne trois hausses consécutives en 2026 pour atteindre 1,89 milliard d'euros.LaBanque.org — données : Société GénéraleSource
Le courtage sur les actions en moteur principal
Ce trimestre repose avant tout sur la vigueur de la banque de grande clientèle et solutions investisseurs. Ses revenus globaux progressent de 12,5 % pour atteindre 2,78 milliards d'euros. Au sein de cette division, les activités sur les actions bondissent de 45,9 % grâce à des volumes d'échanges élevés en bourse (Marché financier organisé où s'échangent des titres comme les actions et les obligations entre investisseurs.). Cette poussée compense le recul enregistré sur les produits de taux, de crédit et de devises.
À l'échelle du groupe, le produit net bancaire (Équivalent du chiffre d'affaires pour une banque, mesurant la différence entre ses produits et ses charges d'exploitation bancaire.) progresse de 7,8 % sur un an et s'établit à 7,17 milliards d'euros. En France, le réseau d'agences se stabilise pendant que la filiale en ligne BoursoBank franchit le seuil des 9,4 millions de clients.
Des charges contenues et des rachats d'actions achevés
Au-delà des recettes commerciales, la direction générale menée depuis mai 2023 par Slawomir Krupa a freiné les dépenses de fonctionnement. Les frais de gestion n'augmentent que de 0,8 % sur le trimestre, malgré les rémunérations variables liées aux performances des salles de marché. Le coefficient d'exploitation (Rapport entre les frais de gestion d'une banque et ses revenus : plus ce pourcentage est bas, plus l'établissement est efficace.) descend ainsi à 57,1 %, sous le plafond annuel de 60 % visé par le groupe.
Au 30 septembre 2026, la banque a également bouclé son programme exceptionnel de rachat d'actions de 1,5 milliard d'euros. L'opération soutient mécaniquement le bénéfice par action tout en laissant environ 11 milliards d'euros de capital au-dessus des exigences réglementaires européennes. « La performance de nos métiers démontre la capacité du Groupe à combiner croissance, efficacité opérationnelle, maîtrise des risques et génération de capital », résume Slawomir Krupa.
Le cours de Worldline progresse de 13,62 % ce 28 octobre 2026, en tête de l'indice SBF 120. Le spécialiste français des paiements renoue avec une croissance organique de 2,5 % au troisième trimestre. Sa trésorerie reste toutefois attendue dans le rouge sur l'ensemble de l'année.
BNP Paribas enregistre un bénéfice net de 3,46 milliards d'euros au troisième trimestre 2026. En hausse de 13,5 % sur un an, ce résultat dépasse les attentes des analystes. Portée par ses activités de marché, la banque lance dès le 2 novembre un rachat d'actions de 1,3 milliard d'euros.
Deutsche Bank a dégagé un bénéfice net part du groupe de 1,59 milliard d'euros au troisième trimestre 2026, battant le consensus des analystes. La banque d'entreprises et la banque privée compensent le repli des marchés. Le groupe relève sa cible annuelle de revenus au-delà de 33 milliards d'euros.
Réunie ce jeudi 29 octobre 2026, la Banque centrale européenne s'oriente vers un maintien de son taux de dépôt à 2,50 % malgré une inflation à 3,8 %. En France, le rendement de l'emprunt d'État frôle 5 %, ce qui durcit le crédit sans attendre de hausse officielle.
La remontée des rendements obligataires contraint de nouveau les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) historiques à déprécier la valeur de leurs parts. Les porteurs de fonds investis dans les bureaux subissent à la fois des pertes en capital et le blocage de milliards d'euros d'ordres de vente.
La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne maintiennent leurs taux directeurs inchangés fin octobre 2026. Après le tour de vis de septembre, cette pause vise à calmer des marchés obligataires sous haute tension. En France, le taux d'emprunt de l'État à dix ans évolue toujours près de 5 %.