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Activités de paiement de Worldline auprès des commerçants — terminal d'encaissement sur un comptoir en chêne, carte sans contact en main et logo officiel.
Bourse

Worldline bondit en Bourse après son retour à la croissance

Le cours de Worldline progresse de 13,62 % ce 28 octobre 2026, en tête de l'indice SBF 120. Le spécialiste français des paiements renoue avec une croissance organique de 2,5 % au troisième trimestre. Sa trésorerie reste toutefois attendue dans le rouge sur l'ensemble de l'année.

Par Julien Marchal3 min de lecture

Montage LaBanque.org

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À la Bourse de Paris, l'action Worldline grimpe à 11,67 euros (+13,62 %) le 28 octobre au matin, après un pic à 11,90 euros. Le marché salue un chiffre d'affaires (Somme totale des ventes de biens ou de services réalisées par une entreprise sur une période donnée.) de 946 millions d'euros au troisième trimestre sur le périmètre recentré. L'activité progresse de 2,5 % en croissance organique (Progression de l'activité d'une entreprise à périmètre et taux de change constants, hors rachats ou ventes de filiales.) sur un an, au-dessus du consensus fixé à 925 millions d'euros. Les revenus bruts s'élèvent pour leur part à 967 millions d'euros (+2,0 %).

Cette publication clôt quatre trimestres consécutifs sans progression à périmètre comparable. L'activité avait reculé de 0,8 % au troisième trimestre 2025 et touché un point bas à -2,2 % fin 2025. Elle avait ensuite stagné au premier semestre 2026 (-0,5 % puis 0,0 %). Pour se recentrer sur les paiements, le groupe a cédé sa filiale MeTS à Magellan le 1er juin 2026 pour 400 millions d'euros.

Worldline et sa croissance organique trimestrielle du T3 2025 au T3 2026 : recul jusqu'à -2,2 % fin 2025, stabilisation à 0,0 % au printemps, puis rebond à +2,5 %.
Après quatre trimestres sans progression, l'activité à périmètre comparable repasse dans le vert au troisième trimestre 2026.LaBanque.org — données : WorldlineSource

Les services aux commerçants portent la reprise

Le rebond repose sur la division dédiée aux commerçants, qui assure l'essentiel de l'activité du groupe. Ses ventes progressent de 4,0 % en croissance organique sur un an pour atteindre 759 millions d'euros. Elles dépassent les 745 millions d'euros attendus par les analystes. La conquête de nouveaux marchands et la baisse des résiliations de clients soutiennent cette dynamique.

À l'inverse, le pôle des services financiers recule encore de 3,3 % sur un an, à 186 millions d'euros. Il subit toujours d'anciennes pertes de contrats bancaires, même si le repli s'atténue après -7,4 % au premier trimestre et -6,9 % au deuxième. « Notre objectif reste (...) de revenir à une légère croissance en 2027 sur l'activité auprès des banques et des services financiers », a indiqué le directeur général Pierre-Antoine Vacheron.

Une trésorerie encore négative sur l'année 2026

Malgré l'embellie commerciale, la restructuration continue de peser sur la génération de trésorerie annuelle. La direction confirme viser un excédent brut d'exploitation (EBE) ajusté entre 630 et 650 millions d'euros en 2026. Toutefois, le flux de trésorerie disponible restera négatif cette année, entre -60 et -40 millions d'euros, avant un retour dans le vert attendu en 2027.

Sur le marché des actions, la trajectoire divise les bureaux d'études. Jefferies salue la stabilisation des revenus et vise un cours de 17,20 euros. À l'opposé, JP Morgan pointe le risque d'un essoufflement de la consommation européenne fin 2026 et des fins de contrats programmées jusqu'en 2027.

Pour aller plus loin

  • Actions — comprendre les règles et les démarches

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