TotalEnergies va relever son dividende de plus de 5 % par an
TotalEnergies prévoit d'augmenter son dividende ordinaire de plus de 5 % par an entre 2026 et 2030. Réuni à New York, le groupe promet de reverser au moins 40 % de ses flux de trésorerie aux actionnaires. Il table en parallèle sur une hausse de sa production d'hydrocarbures.
Lors de sa journée investisseurs du 28 septembre 2026 à New York, TotalEnergies a formalisé sa feuille de route financière. Le conseil d'administration a validé une progression du dividende supérieure à 5 % par an pour les exercices 2026 à 2030.
La major confirme son engagement de reverser au moins 40 % de ses flux de trésorerie. Cette enveloppe combine le dividende ordinaire et des rachats d'actions (Achat par une société de ses propres titres en bourse pour les annuler et augmenter le bénéfice par action restante.) réguliers. Le groupe autorise ainsi 2,5 milliards de dollars de rachats au quatrième trimestre 2026, puis 2 à 2,5 milliards au premier trimestre 2027.
Dividende annuel ordinaire par action voté ou proposé par TotalEnergies entre 2020 et 2025.LaBanque.org — données : TotalEnergiesSource
Ce cap prolonge l'effort engagé par le groupe coté en bourse (Marché financier réglementé où s'échangent des instruments financiers, principalement des actions et des obligations.) ces dernières années. Entre 2020 et 2025, le dividende annuel par action est passé de 2,64 € à 3,40 €. Après une stabilité initiale, la rémunération a connu quatre hausses consécutives.
Des hydrocarbures renforcés et un bilan préservé
Pour financer ces distributions, TotalEnergies mise d'abord sur la vigueur de ses activités industrielles. L'entreprise prévoit d'augmenter sa production globale d'énergie de 4 % par an jusqu'en 2030. Elle vise ensuite une croissance de 2 à 3 % par an de sa production de pétrole (Matière première fossile raffinée en carburants et produits chimiques, dont le prix influence l'ensemble de l'économie.) et de gaz entre 2030 et 2035.
Le groupe compte maintenir un socle d'environ 3 millions de barils équivalent pétrole (Unité d'énergie standardisant les volumes de gaz et de liquides selon le pouvoir calorifique moyen d'un baril de brut.) par jour jusqu'en 2035. En parallèle, l'électricité représentera 20 % de son mix énergétique en 2030, puis 25 % d'ici 2035.
Cette trajectoire s'appuie sur une trésorerie solide. À environnement de prix constant, la compagnie anticipe une hausse de 10 milliards de dollars de son flux de trésorerie disponible (Trésorerie générée par l'activité après paiement des investissements nécessaires à l'outil de production.) d'ici 2030. Ce coussin doit maintenir son ratio d'endettement net sous les 10 % fin 2026. L'assemblée générale des actionnaires examinera par ailleurs le renouvellement du mandat de son président-directeur général, Patrick Pouyanné, en mai 2027.
Le CAC 40 gagnait 0,26 % à 8 102,24 points vendredi 25 septembre en milieu de matinée. Ce timide rebond découle du repli des cours du pétrole et d'un apaisement sur les taux d'intérêt, sans dissiper la prudence des investisseurs.
L'indice CAC 40 recule à 8 055 points ce jeudi 24 septembre 2026 à Paris. La remontée brutale des rendements obligataires mondiaux et un baril de pétrole au-delà de 100 dollars bousculent les marchés actions. Ce double choc ravive la crainte d'un resserrement monétaire durable.
Le CAC 40 progressait de 0,47 % à 8 193,13 points mercredi matin. Le reflux du pétrole apaise la crainte d'une inflation importée, mais les taux directeurs déjà relevés et la vigueur de l'activité européenne limitent la portée du rebond.
Au deuxième trimestre 2026, le salaire mensuel de base dans le secteur privé a progressé de 2,0 % sur un an. Cette évolution dépasse la hausse des prix fixée à 1,7 %. Selon la Dares, ce regain procure un gain net de pouvoir d'achat de 0,2 % en euros constants.
Wall Street a ouvert dans le rouge ce jeudi 24 septembre 2026, freinée par la remontée du pétrole au-dessus de 104 dollars et la tension des rendements obligataires. Les marchés craignent un regain d'inflation et surveillent le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping.
Les principaux instituts économiques allemands relèvent à 1,3 % leur prévision de croissance pour 2026. Ce net rebond s'appuie sur la vigueur des exportations industrielles au premier semestre. L'amélioration reste cependant fragile, freinée par une consommation intérieure atone et des déficits publics croissants.