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Taux directeurs de la Réserve fédérale américaine — façade en pierre du bâtiment Eccles à Washington au soleil couchant, colonnes sculptées et drapeau américain.
Bourse

Taux directeurs : la Fed écarte l'urgence d'une nouvelle hausse

Le président de la Réserve fédérale de New York, John Williams, juge qu'il n'existe aucune urgence à relever les taux directeurs américains en octobre. La banque centrale souhaite évaluer les effets de sa hausse de septembre avant d'envisager un nouveau tour de vis en fin d'année.

Par Julien Marchal2 min de lecture
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Une temporisation après le resserrement de septembre

Lors d'une intervention à l'Université de Buffalo le 29 septembre 2026, le président de la Fed de New York, John Williams, a tempéré les anticipations d'un nouveau resserrement. Le 16 septembre 2026, la banque centrale américaine avait relevé sa fourchette de taux directeurs de 25 points de base, entre 3,75 % et 4,00 %. Voté à l'unanimité par le comité de politique monétaire (FOMC (Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine chargé de fixer le niveau des taux directeurs.)), ce choix constituait le premier relèvement du loyer de l'argent depuis 2023.

« Vu la décision de politique que nous avons prise lors de notre réunion de septembre, il n'y a pas un besoin urgent d'agir, et nous disposons de temps pour recueillir davantage d'informations », a rappelé John Williams. Ce signal écarte la perspective d'un nouveau resserrement pour la réunion des 27 et 28 octobre 2026. Le propos vise aussi à apaiser des marchés obligataires sous tension. Le rendement de l'emprunt d'État américain à 10 ans a en effet atteint 5,27 %, son niveau le plus haut depuis 2007.

Taux d'intérêt directeur de la Fed de 2024 à 2026 : six baisses successives de 5,5 % à 3,75 %, suivies d'un premier relèvement à 4,0 % en septembre 2026.
Après six baisses consécutives ramenant la borne haute du taux directeur de 5,5 % à 3,75 % entre 2024 et 2025, la Fed l'a relevée à 4,0 % en septembre 2026.LaBanque.org — données : Federal ReserveSource

Une porte entrouverte pour la réunion de décembre

Ce répit automnal ne marque pas pour autant la fin du durcissement monétaire. John Williams a précisé qu'une hausse supplémentaire des taux directeurs pourrait être appropriée fin 2026 si l'activité confirme ses prévisions. L'inflation (Hausse généralisée et durable des prix des biens et des services, diminuant le pouvoir d'achat de la monnaie.) mesurée par l'indice des dépenses de consommation personnelle (indice PCE (Indicateur des dépenses de consommation des ménages aux États-Unis, privilégié par la Fed pour mesurer l'inflation.)) atteignait 3,7 % sur un an en juillet 2026. Ce niveau reste nettement au-dessus de la cible de 2 % fixée par les banques centrales (Institutions publiques chargées de réguler la quantité de monnaie en circulation et de garantir la stabilité des prix.).

Pour l'ensemble de l'exercice 2026, le responsable table sur une inflation globale de 3,5 % et une progression du produit intérieur brut de 2,25 %. La poussée des cours pétroliers au Moyen-Orient et les investissements massifs dans l'intelligence artificielle continuent de nourrir les coûts. La réunion du FOMC des 8 et 9 décembre 2026 décidera si les taux d'intérêt (Prix payé par un emprunteur pour rémunérer les capitaux mis à disposition par un prêteur sur une période donnée.) doivent franchir un palier supplémentaire pour contenir ces pressions.

Pour aller plus loin

Sources

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