La France a levé 6,862 milliards d’euros sur une obligation arrivant à échéance en 2036, avec un rendement de 4,23 %. Ce taux dépasse celui de l’émission d’août, mais les demandes des investisseurs ont couvert plus de deux fois le montant attribué.
L’Agence France Trésor a attribué 6,862 milliards d’euros d’OAT (Obligation d’État française à moyen ou long terme, utilisée pour financer l’État sur les marchés.) 3,70 % arrivant à échéance le 25 novembre 2036. Une OAT est une obligation par laquelle l’État emprunte à moyen ou long terme sur les marchés. Le rendement moyen pondéré, calculé selon les volumes attribués, s’est établi à 4,23 % le 3 septembre. Il était de 3,90 % lors de la précédente adjudication de cette même obligation, le 6 août.
Sur les quatre dernières ventes de cette ligne, le rendement a d’abord reculé, puis augmenté deux fois. Après 3,80 % en juin et 3,73 % en juillet, il est monté à 3,90 % en août, puis à 4,23 % en septembre. Ce taux s’applique aux titres vendus ce jour-là. Il ne modifie pas les conditions des obligations déjà émises par l’État.
Le rendement de cette même OAT a baissé une fois puis augmenté lors des deux adjudications suivantes.LaBanque.org — données : Agence France TrésorSource
Un rendement supérieur au coupon
Le rendement de 4,23 % ne correspond pas au coupon, fixé à 3,70 % par an. Les investisseurs ont payé en moyenne 95,66 % du montant nominal du titre, remboursé au pair à son échéance. Ce prix inférieur à 100 explique que le rendement à l’échéance soit supérieur au coupon.
La demande est restée supérieure au volume proposé. Les investisseurs ont demandé 15,666 milliards d’euros pour 6,862 milliards attribués sur cette OAT, soit un taux de couverture de 2,28. Les quatre obligations d’État (Titres de dette : l'investisseur prête à un émetteur, qui verse des intérêts et rembourse à l'échéance.) de l’opération ont totalisé 13,497 milliards d’euros, dans la fourchette annoncée de 11,5 à 13,5 milliards.
Cette adjudication fixe les conditions d’une nouvelle tranche de financement. Elle ne suffit pas à mesurer la charge de l’ensemble de la dette. Le programme 2026 prévoit 310,0 milliards d’euros d’émissions à moyen et long terme, nettes des rachats.
Pour aller plus loin
Obligations — comprendre les règles et les démarches
Le taux français à dix ans a monté plus vite que l’allemand le 10 septembre. L’écart atteint 93,27 points de base, son plus haut niveau depuis 2012. Il renchérit surtout les futures émissions de dette de l’État.
Mardi 9 septembre, le rendement de l’OAT française à dix ans a touché 4,3067 % en séance. Il s’agit d’un pic inédit depuis l’automne 2008. Le TEC 10 officiel s’est établi plus bas, à 4,245 %.
Le rapport américain sur l’emploi d’août est renforcé par les révisions de juin et juillet, qui ajoutent 55 000 postes au bilan. Le chômage est resté à 4,1 %.
La Banque centrale européenne relève son taux de dépôt à 2,50 % le 16 septembre. Cette décision peut influencer les offres de crédit et d’épargne, mais elle ne modifie pas automatiquement les contrats des particuliers.
Le gouverneur de la Banque de France a jugé le 11 septembre qu’annuler une partie de la dette française serait « illégal, dangereux et inutile ». Le scénario vise des titres détenus par la banque centrale, pas un défaut envers tous les créanciers. Le droit européen et l’organisation de l’Eurosystème en font un mécanisme très encadré.
LCL envisage de regrouper, et donc de fermer, entre 60 et 90 agences. Aucune adresse ni date de fermeture n’est annoncée : les clients ne peuvent pas encore savoir si leur agence est concernée.