Le Livret A passera à 1,7 % le 1er août
Le taux du Livret A et du LDDS passera à 1,7 % le 1er août 2026. Le LEP restera à 2,5 %. Pour 10 000 € présents du 1er août au 31 décembre, la hausse représente environ 8 € d'intérêts supplémentaires.

Le LEP reste le livret le mieux rémunéré pour les épargnants qui y ont droit : son taux reste à 2,5 % au 1er août 2026. Le Livret A et le LDDS passent à 1,7 %. L'écart est réel, mais il est limité par le plafond du LEP et par les règles de calcul des intérêts.
À retenir
À compter du 1er août 2026, le Livret d'épargne populaire (LEP) (Le LEP est un livret d'épargne réglementé, sans risque et exonéré d'impôt, réservé aux personnes fiscalement domiciliées en France sous condition de revenus.) reste rémunéré à 2,5 %. Le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) (Le LDDS est un livret d'épargne réglementé, rémunéré au même taux que le Livret A, disponible à tout moment et exonéré d'impôt.) passent à 1,7 %. Pour une épargne de précaution — de l'argent disponible en cas de besoin — le LEP offre donc le meilleur taux parmi ces trois livrets, à condition de pouvoir l'ouvrir.
L'écart est de 0,8 point de pourcentage. Cela ne signifie pas que le LEP remplace tous les autres livrets. Ses versements sont limités à 10 000 €, hors intérêts déjà acquis. Au-delà, le Livret A et le LDDS peuvent accueillir une épargne complémentaire. Leurs plafonds sont respectivement de 22 950 € et 12 000 €. Les trois livrets peuvent être cumulés.
Cette hiérarchie découle des nouveaux taux arrêtés pour l'épargne réglementée. Les règles de ces livrets sont fixées par les pouvoirs publics. Le LEP bénéficie d'un maintien à 2,5 % : sa formule de calcul aurait conduit à 2,2 % au 1er août.
Exemple
Pour 10 000 € présents pendant une année entière, sans retrait ni changement de taux :
Les intérêts de ces trois livrets ne sont soumis ni à l'impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux.
Le relèvement du Livret A à 1,7 % intervient après une phase de baisse. Son taux était encore de 3,0 % jusqu'au 31 janvier 2025. Il est passé à 2,4 % le 1er février 2025, puis à 1,7 % le 1er août. Il a ensuite reculé à 1,5 % le 1er février 2026. Le taux du 1er août marque donc un rebond de 0,2 point, sans retrouver les niveaux précédents.

Le LDDS suit le même mouvement, car son taux est aligné sur celui du Livret A. Il n'y a donc pas de supplément de rémunération à attendre en répartissant une même somme entre ces deux produits. Leur intérêt est surtout de proposer des plafonds de versements distincts.
Ce regain du LEP s'inscrit aussi dans une diffusion plus large du produit. La Banque de France comptait 12,1 millions de LEP à la fin de 2025, contre 7 millions cinq ans plus tôt. Le Livret A reste néanmoins beaucoup plus répandu : 83 % des Français en détenaient un à cette même date.
Le LEP n'est pas ouvert à tous. Il est réservé aux personnes fiscalement domiciliées en France. Son accès dépend du Revenu fiscal de référence (RFR), le montant inscrit sur l'avis d'impôt. Ce n'est donc pas le salaire net mensuel qui est comparé au seuil.
En métropole, le plafond de RFR pour 2026 est de 23 028 € pour une part fiscale. Il atteint 35 326 € pour deux parts. Selon la date de la demande, la banque examine le RFR 2024 figurant sur l'avis d'impôt 2025 ou le RFR 2025 de l'avis 2026. Les seuils dépendent aussi de la composition du foyer et du lieu de résidence.
Un foyer fiscal peut détenir au plus deux LEP, un pour chaque époux ou partenaire de Pacs. Une personne majeure rattachée au foyer fiscal ne peut pas en avoir un avant d'être imposée séparément. Ces conditions expliquent pourquoi le meilleur taux des trois livrets n'est pas disponible pour chaque épargnant.
Pour l'argent qui ne peut pas être placé sur un LEP, Livret A et LDDS conservent les mêmes atouts pratiques : les fonds restent disponibles et les intérêts sont exonérés. Leur taux identique implique que le choix entre eux ne change pas le rendement ; il dépend surtout de l'espace restant sous leurs plafonds respectifs.
Détenir ou ouvrir un LEP lorsqu'on y est éligible est une chose. Déplacer un solde déjà présent sur un autre livret en est une autre. Cette opération ne contourne pas le calcul par quinzaine, une période allant du 1er au 15 ou du 16 à la fin du mois. Les intérêts sont calculés le 1er et le 16 de chaque mois, puis ajoutés au livret le 31 décembre.
Comment ça marche
Pour un nouveau versement, la date de valeur — le jour pris en compte pour le calcul des intérêts — dépend de la quinzaine :
Autrement dit, un nouvel argent versé avant le 16 est pris en compte plus tôt. Dans la seconde moitié du mois, il faut attendre le 1er du mois suivant. Retirer d'un Livret A ou d'un LDDS pour alimenter un LEP laisse en pratique une quinzaine sans intérêts entre les deux dates de valeur. L'avantage du LEP se mesure donc dans la durée, pas comme une astuce de calendrier.
La question utile est d'abord de savoir si le RFR permet un LEP. Il faut ensuite vérifier si l'épargne disponible peut y être versée sans dépasser son plafond. Pour une personne éligible ayant déjà une somme sur un Livret A ou un LDDS, l'écart de taux donne un ordre de grandeur : 80 € par an au maximum sur 10 000 €, avec les taux annoncés et une somme conservée toute l'année.
Ce qui ne change pas, c'est la place des autres livrets. Le LEP ne couvre pas les montants au-delà de 10 000 € et n'est pas accessible à tous. Le Livret A et le LDDS demeurent alors des solutions disponibles, au même taux l'un que l'autre. Les taux sont proposés tous les six mois par la Banque de France au ministère ; le maintien du LEP au-dessus de sa formule ne garantit donc pas que cet écart sera permanent.
Le taux du Livret A et du LDDS passera à 1,7 % le 1er août 2026. Le LEP restera à 2,5 %. Pour 10 000 € présents du 1er août au 31 décembre, la hausse représente environ 8 € d'intérêts supplémentaires.
À compter du 1er août, le Livret A et le LDDS seront rémunérés à 1,7 %, tandis que les tarifs réglementés de l’électricité progresseront en moyenne de 2,5 %. L’allocation de rentrée scolaire sera versée le 4 août ou le 18 août, selon le territoire.
Août modifie le rendement de certains livrets, la facture réglementée d’électricité et les règles du démarchage. L’allocation de rentrée scolaire arrive aussi à des dates différentes selon les territoires. Voici ce qui est automatique et ce qui demande une démarche.
L’allocation de rentrée scolaire est versée ce mardi 18 août dans la majeure partie de la France. Vérifiez votre dossier selon l’âge de votre enfant : une démarche reste nécessaire dans certaines situations.