Pétrole : Macron et Trump évoquent des pistes à Ormuz
Après leur rencontre à New York, Emmanuel Macron et Donald Trump ont évoqué plusieurs pistes pour rouvrir le détroit d’Ormuz et protéger des infrastructures pétrolières saoudiennes. La France importe environ la moitié du diesel qu’elle consomme ; les annonces n’ont encore produit ni accord ni calendrier.
Après leur rencontre à New York le 21 septembre, Emmanuel Macron et Donald Trump ont évoqué une action commune sur les tensions énergétiques, les infrastructures critiques au Moyen-Orient et la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz (Passage maritime entre l’Iran et la péninsule Arabique, essentiel au transport mondial de pétrole et de produits pétroliers.). Ce passage entre l’Iran et la péninsule Arabique voit habituellement transiter environ 20 millions de barils de brut et de produits pétroliers par jour, soit près de 20 % de la consommation mondiale de pétrole.
La France veut notamment travailler à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour garantir la navigation à Ormuz. Elle s’est aussi dite prête à participer à la protection strictement défensive de sites énergétiques saoudiens, dont le port de Yanbu et l’oléoduc Est-Ouest.
Ces deux leviers visent l’offre de pétrole : la réouverture d’Ormuz remettrait des volumes sur le marché, tandis que la sécurisation de l’oléoduc préserverait une voie de transport alternative. Aucun n’est encore une mesure exécutée.
La série hebdomadaire compte 37 points : 21 hausses et 15 baisses, avec un minimum à 62,18 dollars le 2 janvier et un maximum à 124,61 dollars le 10 avril.LaBanque.org — données : U.S. Energy Information AdministrationSource
Une initiative sans accord formalisé
Les deux dirigeants ont aussi évoqué un moratoire sur les frappes visant les infrastructures énergétiques ukrainiennes et russes. Aucun texte n’a toutefois été publié : ni résolution adoptée, ni dispositif d’escorte détaillé, ni moratoire Ukraine-Russie formalisé. La portée pratique des annonces reste donc à établir.
Le marché du pétrole reste tendu, mais il n’évolue pas en ligne droite. Le Brent spot européen a atteint 130,80 dollars le baril le 15 septembre, contre une moyenne mensuelle de 91,08 dollars en août. Cette comparaison donne un ordre de grandeur de la hausse — 43,6 % — mais met en regard un cours quotidien et une moyenne mensuelle.
Pour la France, l’enjeu passe surtout par les produits raffinés. Le pays consomme environ 600 000 barils de diesel par jour et en importe environ la moitié. Sécuriser les routes maritimes et les infrastructures vise à préserver l’approvisionnement, sans garantir une baisse des prix à la pompe.
Pour aller plus loin
Consommation — comprendre les règles et les démarches
L’indemnité carburant des « grands rouleurs » est reconduite du 1er octobre au 31 décembre 2026. Le montant reste de 100 € au total, mais son équivalent moyen passe de 20 à 40 centimes par litre. Les anciens bénéficiaires seront servis automatiquement ; les nouveaux doivent vérifier leur éligibilité puis utiliser le formulaire des impôts.
Le gouvernement doit présenter de nouveaux dispositifs carburant à Bercy à 17 heures. L’aide de 100 euros pour les travailleurs grands rouleurs reste demandable jusqu’au 30 septembre, tandis que les conditions du dispositif du 1er octobre restent inconnues.
Les livraisons de carburants ont reculé de 30 % entre le 11 et le 20 septembre, par rapport aux dix premiers jours du mois. Ce décrochage ponctuel s'ajoute à une baisse annuelle : depuis février, les recettes fiscales liées aux carburants sont inférieures de 407 millions d'euros à celles de la même période de 2025.
L'écart de prix avec le SP95-E10 relance l'intérêt pour l'E85. L'économie se mesure toutefois au kilomètre, car ce carburant augmente la consommation. Il suppose aussi un véhicule flex-fuel ou un boîtier de conversion adapté et posé dans le cadre réglementaire.
Le salaire rejoint l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle parmi les priorités citées par les cadres, à 70 %. La charge de travail et la faible progression du pouvoir d’achat éclairent ce retour au premier plan.
La Cour des comptes recommande de réexaminer les métiers ouvrant un départ anticipé pour les fonctionnaires de l'État. Cette piste ne modifie pas les droits actuels et son calendrier reste à fixer.