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Dette française et taux d'emprunt — dossiers d'obligations tricolores sur une table d'adjudication dans une salle institutionnelle lumineuse.
Consommation

La France emprunte plus cher, mais trouve encore preneur

La demande des investisseurs reste forte lors des adjudications d'obligations d'État à long terme. Le gouverneur de la Banque de France y voit la preuve que le financement de l'État n'est pas menacé. Mais des taux plus élevés alourdissent progressivement la charge de la dette.

Par Éloïse Lefort2 min de lecture
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Une adjudication d'OAT très demandée

Le 3 septembre, l'État a reçu 35,879 milliards d'euros de demandes pour 13,497 milliards d'euros d'obligations d'État à long terme (OAT) attribuées. Les demandes ont donc atteint 2,66 fois le montant retenu lors de cette adjudication (Vente aux enchères au cours de laquelle l'État attribue ses titres de dette aux investisseurs qui proposent de les acheter.).

Cet indicateur étaye la déclaration d'Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France. Le 15 septembre, il a assuré que « la dette française est très attractive » et qu'il n'y avait pas de crainte sur le financement de l'État.

Une adjudication est une vente aux enchères au cours de laquelle l'État attribue ses titres de dette aux investisseurs. Une demande supérieure au montant retenu montre qu'il trouve des acheteurs ce jour-là. Elle ne dit pas, à elle seule, à quel taux il empruntera demain.

Le coût monte au fil des refinancements

Trouver des acheteurs ne rend pas le financement bon marché. Quand les taux de marché à long terme montent, les nouveaux titres émis par l'État coûtent davantage. Il en va de même pour ceux qui remplacent des titres arrivés à échéance.

La hausse se diffuse donc progressivement dans la charge d'intérêts. La dette déjà émise ne bascule pas d'un coup au nouveau taux.

La Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base le 10 septembre. Son taux de dépôt doit atteindre 2,50 % le 16 septembre. Emmanuel Moulin a toutefois rappelé que les taux à long terme avaient augmenté « bien avant notre décision ».

Cette distinction compte aussi pour le crédit immobilier (Le crédit immobilier est un prêt destiné à financer l'achat, la construction ou certains travaux d'un bien immobilier, remboursé selon un échéancier.). Selon le gouverneur, le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers était de 3,30 % en juillet. Il dépend notamment des taux à long terme, pas seulement des décisions de la Banque centrale européenne.

Pour aller plus loin

Sources

Dans le dossier « Crédit immobilier »

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