Wall Street finit en hausse après le repli des rendements
Les trois grands indices américains ont terminé en légère hausse le 1er octobre, après un retournement des rendements obligataires. Le reflux du 10 ans a soulagé les actions, sans effacer les tensions sur l'inflation et les taux.
La Bourse de New York a d'abord reculé avant de se redresser. Le S&P 500 a gagné 0,19 % à 7 666,45 points le 1er octobre. Le Dow Jones et le Nasdaq Composite ont avancé de 0,04 % chacun. Une progression limitée, qui ressemble davantage à un retournement de séance qu'à une reprise franche des actions.
Les rendements ont changé de direction
Le mouvement s'est joué sur les obligations américaines. Le rendement obligataire (Taux de rémunération exigé par les investisseurs pour détenir une obligation ; il évolue généralement à l'inverse de son prix.) (le taux de rémunération exigé pour détenir une obligation) du Treasury (Obligation émise par le Trésor américain ; ses rendements servent de référence aux marchés financiers.) à 10 ans a atteint environ 5,34 % en séance, son plus haut niveau depuis le printemps 2002, avant de revenir vers 5,237 %. Le rendement quotidien officiel publié par le Trésor est ressorti à 5,24 % le 1er octobre, contre 5,29 % la veille. Le rendement du Treasury à 2 ans a reculé de 0,10 point entre le 30 septembre et le 1er octobre.
Quand les investisseurs achètent ces obligations, leur prix monte et leur rendement baisse. Ce reflux a réduit la pression sur les actions, particulièrement sensibles au niveau des taux d'intérêt (Prix payé pour emprunter de l'argent, ou rémunération versée à celui qui le prête.). Les propos de Philip N. Jefferson ont aussi contribué à calmer les anticipations d'une hausse imminente des taux : le vice-président de la Réserve fédérale américaine a estimé que les prochains ajustements dépendraient des données, des perspectives et de l'équilibre des risques.
Du 24 septembre au 1er octobre 2026, cette série compte 6 points et 5 intervalles : 3 hausses, 2 baisses et 0 stabilité. Le rendement baisse d'abord de 5,18 % à 5,17 %, monte ensuite jusqu'à 5,29 %, puis reflue à 5,24 % le 1er octobre.LaBanque.org — données : U.S. TreasurySource
Le soulagement reste fragile
Les données économiques du jour ne dessinent pourtant pas un scénario pleinement favorable. L'activité manufacturière est restée en expansion en septembre, avec un indice ISM à 54,5, tandis que son indicateur des prix payés a bondi à 77,9. Cette accélération entretient la tension sur l'inflation (Hausse durable et générale des prix, qui réduit le pouvoir d'achat d'une même somme.) et limite la portée du repli des rendements.
Le taux directeur de la Fed se situe toujours entre 3,75 % et 4 %. Le prochain test sera le rapport américain sur l'emploi, attendu le 2 octobre à 8 h 30, heure de l'Est. Il donnera aux marchés un nouvel élément pour évaluer la trajectoire des taux d'intérêt, alors que le reflux du 10 ans n'a pas effacé la remontée enregistrée depuis la fin septembre.
Réunis en urgence le 2 octobre 2026, les pays du G7 vont libérer 100 millions de barils de brut et de diesel. Cette opération sur quatre mois vise à freiner les prix à la pompe. En France, le litre de gazole a culminé fin septembre au niveau record de 2,39 €.
Menacée d'un blocage du diesel américain, l'Europe s'est accordée avec le G7 pour libérer 100 millions de barils de réserves stratégiques. Ce compromis écarte la menace d'un embargo et fait refluer le baril sous les 100 dollars.
Le ministre des Comptes publics David Amiel propose de porter l'indice minimum de traitement des agents publics à 372 au 1er janvier 2027. Cette mesure administrative fera sortir 400 000 agents du rattrapage sous le Smic, sans toutefois faire grimper leur salaire net mensuel.
Le 30 septembre en milieu de séance, le CAC 40 cédait 0,39 % à 8 004,85 points. L'indice parisien pâtit de l'accélération de l'inflation française à 3,0 % et des vives tensions sur les emprunts d'État. Ce repli traduit l'inquiétude des investisseurs face aux coûts d'emprunt et au calendrier budgétaire national.
L'indice CAC 40 recule à 8 055 points ce jeudi 24 septembre 2026 à Paris. La remontée brutale des rendements obligataires mondiaux et un baril de pétrole au-delà de 100 dollars bousculent les marchés actions. Ce double choc ravive la crainte d'un resserrement monétaire durable.
Le CAC 40 progressait de 0,47 % à 8 193,13 points mercredi matin. Le reflux du pétrole apaise la crainte d'une inflation importée, mais les taux directeurs déjà relevés et la vigueur de l'activité européenne limitent la portée du rebond.